‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 104 sur 466 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FRELON , se remettant à sa table. Plusieurs personnes paraissent dans l'intérieur du café. MONROSE avance au bord du théâtre.

Mes infortunes sont-elles assez longues , assez affreuses ! Errant , proscrit, condamné à perdre la tête dans l'Ecosse ma patrie, j'ai perdu mes honneurs , ma femme , mon fils , ma famille entière $ une fille me reste, errante comme moi, misérable et peut-être déshonorée ; et je mourrai donc sans être vengé de cette barbare famille de Murray qui m'a persécuté, qiii ai*a ôté, qui m'a rayé du nombre des vivans ! car enfin je n'existe plus ; j'ai perdu jusqu'à mon nom , par l'arrêt qui me condamne en Ecosse ; je ne suis qu'une ombre qui vient errer autour de son tombeau.

Vu de cens qui sont eatréf dans le cnfi frappant sur l'épaule de Frelon qui écrit.

Eh inta, tu étais hier à la pièce nouvelle; fauteur fat bien ap-

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plaudi ; c'est un jeune homme de mérite et sans fortune , que la

natiou doit encourager. #

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