‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 217 sur 466 · SCÈNE FV · texte numérisé non relu

SCÈNE FV

KINON, M. GARANT, GOURVILLE l'aîné.

IÏÏW ON à Gourville Pain*.

Ah! ah! monsieur, vous sortez donc enfin!

Vous vous humanisez, et votre noir chagrin Cède au besoin qu'on a de vivre en compagnie. Le plaisir sied très-bien à la philosophie :

La solitude accable, et cause trop d'ennui.

Eh bien , ou comptez-vous de dSner aujourd'hui?

GOU.RVILLE Faîne.

Avec des gens de bien , madame.

NINON

Eh mais!... j'espère...

Que ce n'est pas ave£ des fripons.

GOURVILLE l'aîné.

Au contraire.

Kl NON.

Et vos convives sont?

GOURVILtE l'aîné.

Des docteurs très-savans.

NINON

On en trouve , en effet , de très^hon notes gens , Et chez qui la vertu n'offre rien que d'aimable. GOURVILLE l'aîorf.

L'heure presse , avec eux je vais me mettre à table.

NINON

Aile») c'est fort bien fait.

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