SCÈNE IX
DORFISE, M mo . BURLET.
M»*. BURLET.
Ew vérité, ]e me réjouis fort De voir qu'ainsi, la chose soit tournée.
Du prétendu la visière est bornée. Je m'étonnais , ma cousine, entre nous, Que ta cervelle eût choisi cet époux; Mais ce cas-ci me surprend davantage.
Prendre pour fille un garçon ! à son âge !
Ah ! les maris seront toujours bernés, Jaloux et sots , et conduits par le nez.
DORFISE.
Je n'entends rien , madame , à ce langage ; Je n'avais pas mérité cet outrage.
Quoi! vous pensez qu'un jeune homme en effet Se soit caché là , dans ce cabinet ?
M me . BURLET.
Assurément je le pense , ma chère.
DORFISE.
Quand mon mari vous a dit le contraire?
M a «. BURLET.
Apparemment que ton mari futur A cru la chose, et n'a pas l'œil bien sûr :
N'avez-vous pas ici conté vous-même »
Qu'un beau garçon....
DORFISE.
L'extravagance extrême l Qt^moi! jamais ; moi , je vous aurais dit.... AJ^Boint-là j'aurais perdu l'esprit?
AuWna cousine , écoutez , prenez garde ; Quand follement la langue se hasarde A débiter des discours mé8isans>
Calomnieux , inventés , outrageant On s'en repent bien souvent dans la vie.
M»«. çyR^T- Il est bop fô ! moi , je te calqmnjç ?