‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 24 sur 466 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DORFISE, M mo . BURLET.

M»*. BURLET.

Ew vérité, ]e me réjouis fort De voir qu'ainsi, la chose soit tournée.

Du prétendu la visière est bornée. Je m'étonnais , ma cousine, entre nous, Que ta cervelle eût choisi cet époux; Mais ce cas-ci me surprend davantage.

Prendre pour fille un garçon ! à son âge !

Ah ! les maris seront toujours bernés, Jaloux et sots , et conduits par le nez.

DORFISE.

Je n'entends rien , madame , à ce langage ; Je n'avais pas mérité cet outrage.

Quoi! vous pensez qu'un jeune homme en effet Se soit caché là , dans ce cabinet ?

M me . BURLET.

Assurément je le pense , ma chère.

DORFISE.

Quand mon mari vous a dit le contraire?

M a «. BURLET.

Apparemment que ton mari futur A cru la chose, et n'a pas l'œil bien sûr :

N'avez-vous pas ici conté vous-même »

Qu'un beau garçon....

DORFISE.

L'extravagance extrême l Qt^moi! jamais ; moi , je vous aurais dit.... AJ^Boint-là j'aurais perdu l'esprit?

AuWna cousine , écoutez , prenez garde ; Quand follement la langue se hasarde A débiter des discours mé8isans>

Calomnieux , inventés , outrageant On s'en repent bien souvent dans la vie.

M»«. çyR^T- Il est bop fô ! moi , je te calqmnjç ?

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