‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 265 sur 466 · OPÉRA · texte numérisé non relu

OPÉRA

AVERTISSEMENT

IVI. Rameau , le plus grand musicien de France, mit cet opéia en musique vers Tan 173a. On était près de le jouer, lorsque la même cabale qui depuis fit suspendre les représentations de Mahomet ou le Fanatisme , empêcha qu on ne représentât l'opéra de Samson ; et tandis qu'on permettait que ce sujet parût sur le théâtre de la comédie Italienne , et que Samson y fit des miracles conjointement avec Arlequin » oa ne permit pas que te même sujet fût ennobli sur te théâtre de l'Académie de Musique. ■

Le musicien employa depuis presque tous Les airs de Samson dans d'autres compositions lyriques que l'envie n'a pas pu supprimer.

On publie ce poème , dénué de son plus grand charme , et on le donne seulement comme une esquisse d'un genre, extraordinaire. C'est la seule excuse peut-être de l'impression d'un ouvrage fait plutôt pour être chanté que pour être lu. Les noms de Vénus et d'Adonis trouvent dans cette tragédie une place plus naturelle qu'on ne le croirait d'abord. C'est en effet sur leurs terres que l'action se passe.

Cicéron , dans son excellent livre De la natute des Dieux , dit que la déesse Astarté , révérée des Syriens , était Vénus mêmfe , et qu'elle épousa Adonis. On sait de plus qu'on célébrait la fête d'Adonis chez les Philistins. Ainsi , ce qui serait ailleurs un mélange absurde du prufene et du sacré se place ici de soi-

même.

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