‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 282 sur 466 · M SON · texte numérisé non relu

M SON

Parlez , vous allé» m'enchanter :

Les vents viennent de arrêter; Ces forêts , ces oiseaux et toute la nature Se taisent pour voûte écouter.

DAULA se met i cèté* cle S*tn«m. Le cfcœur se r*»g« avtoto dVot, ïhliU étante cette caotatille, eccompegnée du peu d'iastrumetu qui ttnt sut- te tbéetre.

Vénus dans nos climats souvent daigne se rendre;

C'est dans nos bois qu'on vient apprendre De son culte charmant tous les secrets divins. Ce fut près de cette onde , en ces rians jardins , Que Venus enchanta le plus beau des humains.

Alors tout fut heureux dans une paix profonde $ Tout l'univers aima dans le sein du loisir :,

Vénus donnait au monde f .

L'exemple dû plaisir.

* SAMSON

Que ses traits ont d'appas ! que sa voix m'intéresse J Que je suis étonné de sentir la tendresse !

De quel poison charmant je me sens pénétré !

DALILA

Sans Vénus , sans l'Amour , qu'aurait-il pu prétendre ?

Dans nos bois il est adoré.

Quand il fut redoutable , il était ignoré :

Il devint dieu dès qu'il fut tendre.

Depuis cet heureux jour Ces prés , cette onde ,, cet ombrage Inspirent le plus tendre amour Au cœur le plus sauvage. *

SAMSON

ciel 1 ô troubles inconnus !

J'étais ce cœur sauvage y et je ne le suis plus. Je suis changé ; j'éprouve une flamme naissante.

(àDaffla.)

Ah ! s'il était Ime Vénus , Si des Amours cette reine charmante Aux mortels en effet pouvait se présenter , Je vous prendrais potfr elle , et croirais la flatter.

DALILA. , Je pourrais Ae Vénns imiter la tendresse.

Heureux qui peut brûler dés feux qu'elle a sentis ! Mais j'eusse aimé peut-être un autre qu^Adôrfis', Si j'mfc été la déesse. * ^

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