‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 296 sur 466 · UNE AUTRE · texte numérisé non relu

UNE AUTRE

C'est Vénus qui défend aux tempêtes De gronder sur nos têtes !

Notre ennemi cruel Entend encor nos fêtes, Tremble de nos conquêtes , Et tombe à son autel.

LE ROI.'

Eh bien! qu'est devenu ce Dieu si redoutable,

Qui par tes mains devait nous foudroyer ?

Une femme a vaincu ce fantôme effroyable , Et son bras languissant ne peut se déployer.

Il t'abandonne, il cède à ma puissance ; Et , tandis qu'en ces lieux j'enchaîne les destins , Son tonnerre étouffé dans pes débiles mains Se repose dans le silence. t

SAMSON

Grand Dieu ! j'ai soutenu cet horrible langage, ^

Quand il n'offensait qu'un mortel :

On insulte ton nom , ton culte , ton autel ;

Lève-toi , venge ton outragé.

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