‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 377 sur 466 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

,o58 THÉÂTRE.

Qui ne dépend que de lui-même?

Êtes- veut mon tyran plus que mon défenseur ? Pardonnez à l'amour : il règne avec caprice y Il enchaîne à son choix •

Les cœurs des bergers et des rois.

Un berger tel que lui n'a rien dont je rougisse.

PHANOR

Ah ! je rougis pour tous de votre aveuglement. Mais frémissez du tourment qui m'accable ; Vous avez fait du plus fidèle amant L'ennemi le plus implacable.

L'asile où Ton trahit ma foi Ne vous défendra pas de ma rage inflexible.

Nous verrons si l'amant dont vous suivez la loi

Paraîtra toujours invincible , Comme il le fut toujours en combattant sous moi.

Vous pouvez l'éprouver , et dès ce moment même.

Quel plus beau champ pour la valeur!

Il est doux de combattre aux veux de ce qu'on aime :

Ne différez pas mon bonheur.

PHANOR

Cen est trop , et mon bras....

ZÉ1IDE l'arrêtant.

Barbare que vous êtes !

Percez plutôt ce cœur plein de trouble et d'ennui.

TANIS

Vous daignez arrêter ses fureurs indiscrètes Moins par crainte pour moi que par pitié pour lui.

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