TANIS, LES BERGERS, CLÉOFIS
GLÉOFIS.
PEaFimx ! ô crime ! ô douleur éternelle.
TANIS et LE CHOEUR.
Ciel ! quels maux nous annoncez-vous ?
CLÉOFIS.
Des soldats de Memphis, et ton rival jaloux....
Ceux qui n'auraient osé combattre contre nous....
TANIS
Eh bien?
CLEOFIS.
Us ont trahi notre simple innocence , Us t'enlèvent Zélide.
TANIS
O fureur ! 6 vengeance!
Us l'enlèvent , ô dieux !
Courons , amis , punissons cet outrage.
CLÉOFIS.
Sur un vaisseau cache prés du rivage Ils ont fendu les flots impétueux.
Sur la foi des sermens nous demeurions tranquilles : C'est la première fois qu'ils ont été trahis
Dans le sein de ces doux asiles.
Elle invoquait les dieux , elle appelait Tanis : Nous ne répondions à ses cris Que par des sanglots inutiles.
„ TANIS. ,
Grands dieux 1 voilà les niaux que vous m'aviez promis ? . Je .les .verrai ces murs malheureux et coupables : Ces implacables dieux , ces mages inhumains > Ces mages affreux dont les mains Versent le sang des misérables.
Amis, c'est là qu'il faut mourir.
On ne peut vous dompter : on ose tous trahir. * ' TOtruisons cette Ville impie. ~ Amis /c'est â' votre valeur' '
De punir cette perfidie ; l Amis , c'est à votre: valeur De servir ma juste fureur.
TANIS ET ZtLIDE. i*6r
LE CHOEUR. v ' T
Nous allons tous chercher la mort ou la vengeance v . Nous marchons sous son étendard.
• CLÉOFIS. '..'.::..,.
Vengons l'amour, vengeons l'innocence;
Mais Craignons d'arriver trop tard. - ,i ' î
Il faut franchir ce mont inaccessible , Et Meonphis à nos yeux est un autre univers* -* *
* ' 'TANIS
. L'amour ne voit rien d'impossible; :
Tous les chemins lui sont ouverts :
Il traverse la terre et Fonde ;
H pénétre au sein des enfers ;
Il franchit les bornes £u monde. " Croyez-en les transports de* mon cœur outrage : Memphis me verra mort , où me verra vengé.
Que vois- je ? quel heureux présage !
Nos dieux tournent sur moi les plus tendre» regards!
Dieux, dont la benté m'encourage;»
Je suis l'Amour et vous; tout m'anime , je pars.