‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 381 sur 466 · TANIS, LES BERGERS, CLÉOFIS · texte numérisé non relu

TANIS, LES BERGERS, CLÉOFIS

GLÉOFIS.

PEaFimx ! ô crime ! ô douleur éternelle.

TANIS et LE CHOEUR.

Ciel ! quels maux nous annoncez-vous ?

CLÉOFIS.

Des soldats de Memphis, et ton rival jaloux....

Ceux qui n'auraient osé combattre contre nous....

TANIS

Eh bien?

CLEOFIS.

Us ont trahi notre simple innocence , Us t'enlèvent Zélide.

TANIS

O fureur ! 6 vengeance!

Us l'enlèvent , ô dieux !

Courons , amis , punissons cet outrage.

CLÉOFIS.

Sur un vaisseau cache prés du rivage Ils ont fendu les flots impétueux.

Sur la foi des sermens nous demeurions tranquilles : C'est la première fois qu'ils ont été trahis

Dans le sein de ces doux asiles.

Elle invoquait les dieux , elle appelait Tanis : Nous ne répondions à ses cris Que par des sanglots inutiles.

„ TANIS. ,

Grands dieux 1 voilà les niaux que vous m'aviez promis ? . Je .les .verrai ces murs malheureux et coupables : Ces implacables dieux , ces mages inhumains > Ces mages affreux dont les mains Versent le sang des misérables.

Amis, c'est là qu'il faut mourir.

On ne peut vous dompter : on ose tous trahir. * ' TOtruisons cette Ville impie. ~ Amis /c'est â' votre valeur' '

De punir cette perfidie ; l Amis , c'est à votre: valeur De servir ma juste fureur.

TANIS ET ZtLIDE. i*6r

LE CHOEUR. v ' T

Nous allons tous chercher la mort ou la vengeance v . Nous marchons sous son étendard.

• CLÉOFIS. '..'.::..,.

Vengons l'amour, vengeons l'innocence;

Mais Craignons d'arriver trop tard. - ,i ' î

Il faut franchir ce mont inaccessible , Et Meonphis à nos yeux est un autre univers* -* *

* ' 'TANIS

. L'amour ne voit rien d'impossible; :

Tous les chemins lui sont ouverts :

Il traverse la terre et Fonde ;

H pénétre au sein des enfers ;

Il franchit les bornes £u monde. " Croyez-en les transports de* mon cœur outrage : Memphis me verra mort , où me verra vengé.

Que vois- je ? quel heureux présage !

Nos dieux tournent sur moi les plus tendre» regards!

Dieux, dont la benté m'encourage;»

Je suis l'Amour et vous; tout m'anime , je pars.

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