SCÈNE VI
BLANFORD, ADINE.
ADIIfE. N
Qu'en dites-vous? eh bien., là !
BLANFORD.
Quejemeurc f S'il fut jamais un tour plus déloyal ,
LA PRUDE. 6ll
fclus enragé, plus noir, plus infernal } # Et cependant admirez, jeune Adine , Gomme à jamais dans nos âmes domine Ce vif instinct , ce cri de la vertu , ' Qui parle encor dans un cœur'corrompu.
• ADISB. •
Gomment?
BLAJSFORD.
Tu vois que la perfide n'ose Me voler tout , et me rend quelque chose.
ADINE, avec un ton ironique.
Oui ,:vous devez bien l'en remercier !
N'avez-vous pas encore à confier #
Quelque cassette à cette honnête prude?
.bla^FQR».
Ah! prends pitié d'une peine si rude $ . ., . ,,., Ne tourne point le poignard dans 'mon. ccaur*
Je ne voulais que le guérir, monsieur.
Mais à vos yeux est-elle encor jolie?
B LAN FORD. " Ah ! qu'elle est laide après sa perfidie !
ADINE
Si tout ceci peut pour vous prospérer , De ses filets si je puis vous tirer , Puis-je espérer qu'en détestant ses vices, Votre vertu chérira mes services?.
BLAKFORÙ.
Aimable çnfant, soyez sûr que mon cœur • ■ Croit voir son fils et son libérateur.
Je vous admire , et le ciel qui m'éclaire Semble m'offrir mon ange tutélaire.
Ah ! de mon bien la moitié, pour le moins , N'est qu'un vil prix au-dessous dé vos soins. ADINE.
Vous ne pouvez à présent trop entendre Quel est le prix auquel je dois prétendre ; Mais votre cœur pourra-t-il refuser Ce que Darmin yù * **
Ce que j'entends se Et la percer avec < Ah ! de quel nom d Quoi ! 'votre sort ai Quoi! j'aurais pu t Et vous seriez ce q
AD1JMJG, en riant.
Qui que je sois, de grâce taisez-vous $ J'entends Dorfise , elle revient à nous.
6ia THÉÂTRE.
tffcBFISE revenant avec la canette»
J'ai la cassette. Enfin l'amour propice
À secondé mon petit artifice.
Tiens , mon enfant , prends vite, et détalons.
Tiens-tu^bien?
BLANFORD à la place d' Adine qui loi donne la canette.
Oni.
DORFISE:
Le temps nous presse, allons.