Tome IL
» Vous arrivez , quel moment pour mon cœur !
» Quoi ! je ne puis vous voir ejt vous entendre !
» Entre vos bras Je ne puis me jeter!
» Je vous conjure au moins de vouloir prendre
n Ces deux paquets; daignez les accepter.
» Sachez qu on m'offre, u*t sort digne d'envie ,
» Et dont il est permis d/e s'éblouir;
» Mais il n'est rien que je ne sacrifie ,
» Au $eu) mortel que ijaoa cœur doit chérir. *
Ouais ! Voilà donc le style de Nanine !
Gomme elle .écrit , l'innocente orpheline !
Comme elle fait parler la pssion !
En vérité ce billet est bien bon.
Tout est parfait, je ne me sens pas d'aise.
Ah, ah, rusée, ainsi. yous trompiez Biaise,
Vous m'enleviez en«ecre(, mon amant;
Vous avez feint d'aller dans up couvent ;
Et tout l'argent que le comte you* donne ,
C'est pour Philippe Hombert ! Fort bien , friponne j
J'en suis charmée , et le perfide amour .
Du comte Olban méritait bien ce tour.
Je m'en doutais que le cœur de Nanine
Était plus bas que sa f>asse origine.