‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 129 sur 155 · RE · texte numérisé non relu

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s'allièrent avec les Anglais contre eux. Les Pequods , plus exaspérés que découragés par l'imprudence et la trahison de leurs compatriotes, se mirent en campagne, et firent la guerre aux Anglais à leur manière accoutumée : ils surprenaient ceux qui s’écartaient, et leur enlevaient la chevelure; ils pillèrent et brôlèrent les habitations les plus avancées dans le pays; ils attaquérent sans succès le fort Say-Brook, quoique la garnison n’en fût que de vingt hommes ; et lorsque les Anglais commencèrent à agir offensivement , ils se retirèrent dans les-bois qu'ils croyaient inaccessibles. Les différentes colonies convinrent qu'elles se réuniraient contre l'ennemi commun , et que chacune fournirait son contingent en hommes à raison de sa force et de sa population. Les troupes de Connecticut , la colonie la plus exposée, furent bientôt assemblées. La marche de celles des Massachusetts, qui formaient le corps le plus considérable, fut retardée par un incident, le plus étrange de ceux qui ont jamais influé sur une opération militaire. Comme ils étaient assemblés et prêts à partir, on reconnut que quelques-uns des soldats étaient antinomiens, croyant à la foi sans les œuvres, et que Dieu ne bénirait point leurs armes et ne couronnerait point leur expédition du succès, que l'armée ne fût épurée de ces hommes profanes.

L'alarme fut générale, et on prit toutes les mesures nécessaires pour distinguer et chasser les impurs, et rendre cette petite troupe assezsainte

pour combattre dans la cause d'un peuple qui |

avait de si hautes idées de sa propre sainteté !,

Cependant les troupes de Connecticut, renforcées par un petit détachement de Say-Brook, crurent nécessaire de s'avancer sur l'ennemi, Les sauvages étaient postés sur un terrain élevé et entouré d’un marais vers la source de la rivière Mistick ; ils s'étaient environnés d’une palissade, la meilleure défense que leur ignorance dans l'art des fortifications leur eût laissé connaître; mais quoiqu'ils sussent que les Anglais étaient en marche, avec l’imprévoyance et la sécurité familières aux sauvages, ils ne prirent aucune précaution pour suivre leurs mouvemens et se garder d'être surpris. L’ennemi parvint sans être aperçu jusqu'aux palissades: et si un chien n'avait pas aboyé, tous les Indiens eussent été

! Neal, 1, 168.

massacrés sans résistance. En un moment cependant ils furent en armes, et jetant le cri de guerre, ils se préparèrent à repousser les assaillans; mais, comme dans ces premiers temps des relations des Européens avec les Américains, ceux-ci étaient peu accoutumés aux effets des armes à feu, et les redoutaient infiniment, tandis qu’une troupe anglaise inquiétait les Indiens par un feu continuel au travers des palissades, d'autres se firent une entrée dans l'enceinte formée seulement de branches d'arbres, et mettant le feu aux huttes couvertes de roseaux, reudirent la terreur et la confusion générales, Plusieurs femmes et enfans périrent dans les flammes, etles guerriers cherchant à s'échapper furent massacrés par les Anglais, ou, tombant entre les mains des Naragansets, postés aux environs du fort comme alliés des Anglais , furent réservés à un traitement plus cruel. Après la réunion des troupes des Massachusetts à la petite armée déjà victorieuse, les Anglais résolurent de poursuivre leur victoire, et chassant les Indiens d’une retraite à l’autre, les battirent dans plusieurs actions aussi fatales aux sauvages que celle du Mistick. En. moins de trois mois, la nation des Pequods fut exterminée. Quelques-uns de ces malheureux se réfugièrent dans d’autres peuplades voisines; mais ils perdirent leur nom comme nation distincte.

Dans ce premier essai de leurs armes, les colons de la Nouvelle-Angleterre semblent avoir été conduits par des officiers braves et intelligens, et avoir déployé comme soldats beaucoup de courage et de patience ; mais ils souillèrent leurs lauriers par l'abus qu’ils firent de leur victoire, Au lieu de traiter les Pequods comme un peuple libre qui avait combattu courageusement pour sa propriété et la liberté de son pays, ils leur firent éprouver toutes les barbaries des guerres des sauvages entre eux; ils en massacrèrent quelques-uns de sang-froid ; ils en abandonnèrent d’autres aux sauvages leurs alliés pour les torturer à leur plaisir; ils en vendirent beaucoup comme esclaves aux Bermudes, et réduisirent le reste à la même condition parmi eux!.

Toute répréhensible que cette conduite des

1 Hutchinson, pag. 58, 76, etc. Mather, Magnal.,

L vur, cap. vi. Hubbard's State of N.- Eng., p. 5, #16, etc.

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Mather, Magnal., of N.- Eng., p. 5,

Anglais soit à tous les yeux, leurs efforts vigoureux dans cette campagne décisive remplirent coutes les tribus sauvages environnantes d'une si haute opinion de leur valeur, qu’elle assura une longue tranquillité à tous leurs établissemens. En même temps l'oppression exercée en Angleterre par le gouvernement contribuait à accroître leur population et leur force, en forçant beaucoup de citoyens respectables de rompre eux mêmes les doux liensqui attachent les hommes au pays de leur naissance, pour se réfugier dans une contrée du Nouveau-Monde qui jusque-là ne pouvait les attirer que par cette seule espérance d'y trouver un asile contre la tyrannie. Le nombre de ces émigrans croissant sans cesse altira l'attention du gouvernement, qui en fut si effrayé, que le roi, par une proclamation, défendit à tout mattre de navire d’embarquer des passagers pour la Nouvelle-An- Bleterre sans une permission spéciale. En beaucoup d'occasions, cette défense fut éludée ou violée sans scrupule ; malheureusement pour le roi, elle ne fut que t*np bien exécutée en une circonstance. Sir Arthur Aslerig, John Hampden , Olivier Cromwell et quelques autres personnes dans les mêmes sentimens qu'eux, impatiens de jouir de la liberté civile et religieuse qu’ils travaillaient en vain à obtenir dans leur patrie, avaient frété quelques navires pour les porter à la Nouvelle-Angleterre. Un ordre du conseil mit un embargo sur ces bâtimens comme ils étaient près de mettre à la voile; et Charles, bien éloigné de soupçonner que la révolution prochaine dans ses royaumes serait excitée et conduite par des personnes d'un état si peu marquant dans la suciété , retint , sans le savoir, par force, des hommes destinés à renverser son trône, et à lui faire terminer sa vie sur un échafaud

Mais, en dépit de tous les efforts du gouvernement pour arrêter ces émigrations, ces mémes mesures du roi et de ses ministres furent regardées par la majeure partie de la hation comme si contraires aux droits les plus précieux des citoyens, que dans l'année 1638 , environ trois mille personnes s'embarquèrent pour la Nouvelle- Angleterre, s’exposant à toutes les suites que pourrait avoir pour elles la contra-

| * Mather, Magnalia, |. 1, cap. v, p. 23. Neal'8 Hist. | Of N.-Engl., 1, 151. Chalmer's Annals, 1, 155, 160, etc.

vention à la proclamation royale, plutôt que de rester plus long-temps sous l'oppression.

Furieux de ce mépris de son autorité, Charles eut recours à un moyen plus violent, mais plus efficace de se faire obéir. Il émit un quo varranto contre la corporation de Massachusetts- Bay, c'est-à-dire un ordre’en vertu duquel elle était mise en cause pour usurpation des droits du roi. Les colons s'étaient si fort écartés de leur charte qu'ils ne pouvaient éviter d'être condamnés. On jugea qu'ils avaient mérité de perdre tous leurs: droits comme corporation. Ces droits retournaient par-là à la couronne, et Charles commença à méditer un nouveau plan d'organisation de la colonie, selon lequel son administration serait placée en d’autres mains ; mais son plan n'eut jamais d'exécution. L'orage commençait à grossir sur toutes les parties de ses domaines; et il éclata bientôt avec une telle violence que Charles, durant le reste de son malheureux règne, occupé de soins domestitiques et plus importans, ne put donner aucune attention aux affaires d'une prince éloignée et peu considérable 1,

La convocation du long parlement fut accompagnée en Angleterre d’une révolution qui fit cesser tous les motifs d'en émigrer pour le Nouveau-Monde. Les maximes des puritains en matières tant civiles que religieuses devinrent dominantes dans la nation et furent soutenues par le gouvernement; leurs oppresseurs furent opprimés à leur tour; ce système parfait de réforme, qui avait été depuis long-temps l'objet de leur admiration et de leurs désirs , fut établi par la loi; et au milieu des intrigues et des combats d’une guerre civile obstinée , les esprits turbulens et ambitieux trouvèrent tant d'occupation, qu’ils ne furent pas tentés de quitter un théâtre où ils étaient parvenus à jouer les grands rôles. De l'année 1620, époque de l'arrivée des brownistes dans la Nouvelle-Angleterre, jusqu'en 1640, on a calculé qu’il y était passé vingt-un mille deux cents colons : l'argent dépensé durant cette période par les différens entrepreneurs à équiper des vaisseaux, à rassembler des fonds, à transpor-

| ter des émigrans, est monté, d'après un calcul

‘Hutchinson, p. 86, 502. Chalmer's #nnals, 1, 161, * Mather, L 1, cap. 1v, pag. 17 ; cap. v, p. 23. Hutchinson, pag. 193. Chalmer’s Annals, pag. 165.

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modéré, à deux cent mille livres sterlings ? ; somme considérable pour le temps, et qu'aucun motif, moins puissant que ceux dont les puritains ‘étaient animés, n'eût pu persuader à personne d'avancer sur l'espoir incertain d'un établissement dans une contrée éloignée, et qui, par sa situation et son climat, ne pouvait offrir d'autre attrait que l'avantage d'y trouver la subsistance et la liberté. Pendant quelques années, il fut même difficile d'y subsister, et ce n’est que vers l'époque où notre narration vient d’arrivér, que les produits du sol ont commencé à rendre aux planteurs quelques profits. C'est vers ce temps qu’ils commencèrent à exporter du blé, en petite quantité, aux Îles des Indes occidentales, à étendre leurs pêcheries et à ouvrir un débouché à leur merrain, qui est depuis devenu un des bons articles du commerce de la colonie !. Depuis l'an 1640, le nombre des hommes dont la Nouvelle-Angleterre a recruté la population de la métropole est supposé au moins égal à ce qu’elle en avait

s’est établie.

Mais, quoique le changement soudain du gouvernement dans la Grande-Bretagne arrêtât l'émigration qui y avait fait affluer de nouveaux planteurs , les colons, ayant les mêmes principes que les chefs du parti populaire dans le parlement, reçurent bientôt de ceux-ci des preuves marquées de leur affection fraternelle, Par un vote de la chambre des communes, en 1642, les habitans de toutes les plantations de la Nouvelle-Angleterre furent exemptés de tous droits, tant sur les marchandises exportées pour eux, de la métropole, que sur celles qu’ils importeraient en Angleterre, jusqu’à ce que la chambre en ordonnât autrement. Cette disposition fut confirmée dans la suite par l’autorité des deux chambres. Encouragée par cette exemption extraordinaire, l'industrie fit des progrès rapides dans la Nouvelle-Angleterre, et avec elle s’accrut la population. En reconnaissance de ces faveurs, les colons applaudirent à toutes les mesures du parlement, célébrèrent ses généreux efforts pour assurer les droits et la liberté de la nation, prirent pour le succès de ses armes et prirent des mesures pour empé-

* Hutchinson, p. 91, 98,

cher qu’il ne se fit aucune tentative en faveur dn roi de l’autre côté de l'Atlantique 2, Comptantsur la bienveillance avec laquelle toutes leurs démarches étaient vües par des hommes étroitement unis avec eux par les mêmes idées et les mêmes sentimens, les colons de la Nouvelle-Angleterre hasardèrent une mesure qui non -seulement accrut leur sécurité et leur pouvoir, mais qui peut être regardée de leur part comme un grand pas vers l'indépendance, Sur le prétexte ou la raison des dangers auxquels ils éta’ent exposés de la part des Indiens, les quatre culonies de Massachusetts, de Plimouth, de Connecticut, de New-Haven, for.

mèrent une confédération perpétuelle, offensive et défensive; idée familière à différens chefs de

| parti dans les colonies, en imitation du fameux

traité d’union entre les provinces de Hollande, où les brownistes avaient résidé long - temps; il fut réglé que les confédérés seraient désormais

| distingués par le nom de Colonies.unies de la | Nouveile- Angleterre; que chaque colonie detiré par les émigrations , à l’aide desquelles elle |

meurerait séparée et distincte, en conservant sa juridiction exclusive sur son propre territoire; que dans toute guerre offensive ou défensive, chacune fournirait son contingent en hommes, provisions et argent, au taux fixé de temps à autre, et proportionné au nombre d'hommes alors existant dans chaque colonie ; qu'il se tiendrait annuellement une assemblée formée de deux commissaires de chaque colonie, munis de pouvoirs pour délibérer et décider sur toutes les questions d’un intérêt commun aux colonies confédérées, et que toute détermination à laquelle concourraient six des commissaires lierait la confédération'. Dans cette transaction, les colonies de la Nouvelle- Angleterre semblent s'être considérées comme des sociétés indépendantes, possédant tous les droits de souveraineté et affranchies de toute autre autorité, Le parti gouvernant en Angleterre, occupé d’affaires d’un intérêt plus urgent, et qui n'était pas disposé à voir d'un œil inquiet et jaloux les procédés de leurs frères les puritains d'Amérique, fermèrent les yeux sur cette démarche des Américains,

Enhardi par cette connivence, l'esprit d'in-

Neal's Æist. of N.-Engl., |, 102.

? Hutchinson, pag. 114, 4pp., #17. Chalmer’s 4nnals. 1,74, 176

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pétuelle, offensive | différens chefs de itation du fameux nces de Hollande, idé long - temps ; il seraient désormais onies.unies de la chaque colonie de- €, en conservant son propre terrie offensive ou déson contingent en t, au taux fixé de onné au nombre s chaque colonie ; nt une assemblée s de chaque colodélibérer et décid'un intérêt comées, et que toute courraient six des fédération !. Dans es de la Nouvelleonsidérées comme possédant tous les ranchies de toute ernant en Angleà intérêt plus ursé à voir d'un œil s de leurs frères rmérent les yeux cains.

ice, l'esprit d'in- #17. Chalmer’s 4n-

dépendance des colons prit de nouvelles forces |

et se déploya bientôt plus ouvertement. Quelques personnes considérables de Massachusetts- Bay ne voalant pas se conformer au système de police ecclésiastique établi dans la colonie, et donnant la préférence au gouvernement et à la discipline des églises d'Angleterre et d'Écosse, firent à l'assemblée générale des remontrances

dans lesquelles ils établissaient -qu'il était in- |

juste de les priver de leurs droits d'hommes libres et de chrétiens, parce qu'ils ne pouvaient se réunir à aucune des congrégations religieu ses, et demandèrent en conséquence à n'être pas désormais contraints d’obéir à des lois auxquelles ils n'avaient pas consenti, ni soumis à des taxes imposées dans une assemblée où ils n'étaient pas représentés. Non-seulement leur pétition fut rejetée, mais ils furent emprisonnés et condamnés à une amende comme perturbateurs du repos public; et lorsqu'ils déléguërent quelques-uns d’entre eux pour aller mettre leurs griefs sous les yeux du parlement, la cour permanente, pour prévenir cet appel au pouvoir suprème, tenta d’abord de saisir leurs papiers, et ensuite de les empêcher de s'embarquer pour l’Angleterre. Elle ne réussit ni à l'un ni à l’autre; mais telles furent l'adresse et l'influence des agens des colonies en Angleterre, qu'ils arrêtèrent toutes les suites de cette affaire !,

On trouve peu de temps après un indice encore moins équivoque de cet esprit d’indépendance et d’empiétement des colons de Massachusetts-Bay. Dans toutes les formes de gouvernement, le droit de frapper monnaie a été regardé comme une prérogative de la souveraineté, qu'aucun membre, ou portion du gouvernement , ne peut s’arroger. Sans égard à cette maxime, l’assemblée générale ordonna une fabrication d'espèces d'argent à Boston, portant le nom de la colonie et la figure d'un arbre, symbole de son accroissement 2 et de sa vigueur, Cette usurpation ne fut pas même remarquée.

Les indépendans ayant alors en Angleterre abattu toutes les sectes rivales, et étant deve-

* Neal's Zist. of N.-Eng., 1, 213. Hutchinson’s Aist., 145, etc. Coilect., 188, etc. Chalmer's 4#nnals, 179. Mather, Magnalia, 1. in, cap. vi, pag. 30.

* Hutchinson, 177, 178, Chalmer's Annals, p. 181.

nus maitres de tout le gouvernement, accoutumés dès long-temps à admirer les institutions de la Nouvelle-Angleterre, conformes à.celles qu’ils avaient adoptées comme les plus parfaites en matière de gouvernement, tant civil qu’ecclésiastique , n'étaient pas disposés à censurer la conduite de la colonie, ni à donner aucune atteinte à sa bonne réputation.

Lorsque Cromwell eut usurpé le pouvoir suprème, it continua de montrer une grande estime pour les colonies de la Nouvelle-Angleterre. Il était profondément imbu de toutes les maximes des incépendans, et sans cesse environné des plus habiles et des plus artificieux ministres de cette secte. Il entretint une correspondance suivie avec les hommes principaux de chaque établissement de l'Amérique qui, de leur côté, le regardaient comme leur protecteur, Lui- même comptait sur eux comme lui étant attachés, non-seulement par leurs principes, mais par affection ; il leur donna bientôt une preuve frappante deses dispositions. Après avoir pris la Jamaïque sur les Espagnols, il voulut s'assure: sa conquête et faire prospérer sa nouvelle acquisition ; il forma pour cela un plan qui se sent de l'ardeur d’un esprit impétueux qui se plait à arriver à ses fins par des moyens extraordinaires. Il proposa aux habitans de la Nouvelle-Angleterre d'aller s'établir dans cette ile, et employa auprès d’eux tous les argumens qu’il crut capables de les y faire consentir. IL s’efforça d’exciter leur zèle religieux en leur représentant quel coup fatal c: serait pour l'homme de péché, s'il voyait au milieu de ses domaines du Nouveau-Monde une colonie de fidèles établie, Il chercha à les séduire par la perspective des richesses immenses d'un pays fertile qui récompenserait l’industrie de ceux qui le cultiveraient de toutes les productions précieuses, naissant entre les tropiques; et il leur exprima son désir ardent qu'ils prissent possession de cette terre, pour accomplir la parole de Dieu qui avait promis de faire de son peuple /a téte et non pas la queue. 1 les assura qu’il les soutiendrait de toute son autorité | et qu'il mettrait daus leurs mains tous les pou- ‘ voirs du gouvernement. Mais les colons étaient attachés à un pays où ils résidaient depuis plu-

‘Hutchinson, App., 520, etc. Collect , pag. 233,

sieurs années, et où, sans être parvenus à | avait été funeste à un grand nombre d’Anglais l'opulence, ils jouissaient déjà abondamment | qu'ils se défendirent en termes respectueux des aisances de la vie, et ils redoutaient si fort | d'accéder aux propositions du protecteur !. le climat malsain des Indes occidentales qui ‘Hutchinson , pag. 190, etc. Chalmer’* ; pag, 188

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