SCÈNE XIX
[Le château de Windsor,]
Fanfares. Entrent Bolingbroke et York avec des seigneurs et les gens de leur suite.
BOLINGBROKE
— Cher oncle York, la dernière nouvelle que nous apprenons, — c'est que les rebelles ont incendié — notre ville de Cicester, dans le Glocestershire : — ont-ils été pris ou tués, c'est ce que nous ne savons pas encore.
Entre Northumberland.
— Bienvenu, milord! quelles nouvelles?
NORTHUMBERLAND
— D'abord, que je souhaite toute prospérité à ton pouvoir sacré; — ensuite, que j'ai envoyé à Londres — les têtes de Salisbury, de Spencer, de Blunt et de Kent. — Les détails de leur arrestation sont — amplement exposés dans le papier que voici.
II lui présente un papier.
BOLINGBROKE
— Nous te remercions pour ta peine, noble Percy ; - à tes mérites seront décernées des récompenses méritées.
Entre fitzwater.
FITZWATER
— Milord, j'ai envoyé de Londres à Oxford — les têtes de Brocas et de sir Bennet Seely, — deux des dangereux affidés — qui ont comploté à Oxford ton effroyable renversement.
ROLINGBROKE.
— Tes services, Fitzwater, ne seront pas oubliés; — je sais toute la noblesse de ton mérite.
Entre Percy avec I'évéque DE Carlisle.
PERCY
— Le grand conspirateur, l'abbé de Westminster, — accablé de remords et de mélancolie amère, — a livré son corps à la tombe; — mais voici Carlisle vivant pour subir — ton royal arrêt et la peine de son orgueil.
ROLINGBROKE.
— Carlisle, voici notre arrêt : — Choisis quelque retraite, quelque pieuse résidence, — autre que celle que tu possèdes, et va y jouir de la vie. — Pourvu que tu vives en paix, tu mourras libre de toute persécution. — Car, bien que tu aies toujours été mon ennemi, — je vois en toi de hautes étincelles d'honneur.
Entre Exton, suivi de gens portant un cercueil.
EXTON
— Grand roi, je te présente dans ce cercueil — ta crainte ensevelie. Ci git, inanimé, — le plus puissant entre tes plus grands ennemis, —Richard de Bordeaux, amené là par moi.
ROLINGBROKE.
— Exton, je ne te remercie pas; car tu as, — de ta main