‹ Œuvres complètes du poëte anonyme de la PologneChapitre 40 sur 105 · LE CHŒUR SLAVE · texte numérisé non relu

LE CHŒUR SLAVE

Oh ! nous sommes nombreux comme les vagues de la mer! mais faibles comme l'enfant au berceau qui soupire après le grand air et le soleil ! — xVh! tous nos berceaux ressemblent tant à des tombes!

Nous-mêmes, nous ignorons si nous naissons ou ressuscitons, — mais nous entendons une voix qui nous appelle ;

— nous nous levons dcmc et nous regardons, — et, devantnos yeux, s'étend d'une mer à l'autre un sépulcre gigantesque;

— qu'ils parlent donc pour nous, ceux qui sont enfermés dans ce tombeau ,' car ils ne s'y sont point couchés pour

dormir d'un éternel sommeil, quoique, depuis cent ans, l'obscurilé soit leur lumière, — la mort leur existence, — le désespoir leur espérance! Que la nation, roi de nous tous, que la nation, esprit de notre race, te salue !

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