‹ Œuvres complètes du poëte anonyme de la PologneChapitre 55 sur 105 · LES INVITÉS · texte numérisé non relu

LES INVITÉS

Il s'est passé quelque chose d'extraordinaire dans cette maison, — sortons ! sortons !

(La cérémonie du baptême s'achève. —On remet l'enfant pleurant dans son berceau.)

LE PARRAIN

Georges Stanislas, dès ce moment, tu appartiens à la

communauté chrétienne, à la société humaine, — plus tard, tu deviendras citoyen et, avec l'aide de Dieu et de tes parents, magistrat de ton pays. — 11 faut aimer sa patrie, il est beau de mourir pour sa patrie.

(Un beau site. — Collines et forêts, montagnes dans le lointain.)

l'Époux.

Voilà ce que j'ai désiré, ce que toute ma vie j'ai appelé par mes prières... et déjà je touche à mon but ! — J'ai laissé en arrière le monde des hommes; que dans cette fourmilière chacun s'agite et court après sa proie, triomphe de sa capture ou crève de rage lorsqu'elle lui échappe... que m'importe !

LE SPECTRE

Viens par ici, viens...

(Il se montre et disparaît.)

(Montagnes et précipices au bord de la mer. — Nuages amoncelés. — Tempête.)

l'Époux.

Qu'est-elle devenue?,. . Les senteurs du matin se sont dissipées tout à coup. — Le ciel s'est assombri. — Je suis seul sur ce sommet, l'abîme est à mes pieds, et le vent rugit furieux.

VOIX DU SPECTRE (dans le lointain.)

A moi, mon bien-aimé, à moi !

l'époux.

Ah ! qu'elle est loin déjà ! et cet abîme est infranchissable.

UNE VOIX (auprès de lui). ,

OÙ sont tes ailes?...

l'époux.

Esprit mauvais qui te railles de moi, je te méprise !

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