NOS TRÉS-CHERS
Mus par des motifs justes, nous venons vous entretenir d'un certain navire dont Raphaël Julia est le capitaine, et Pierre Rosch le patron; et d'un autre navire pris par le premier, qu'on nous dit être , avec son capteur, dans le port de notre ville de Mahon, de l'île de Minorque: et comme ils doivent être amenés à l'entrée du port de Marseille, au lieu vulgairement dit la Gorganta, sous la conduite de Matlueu Rouyo, nous voulons que ces deux bâtiments soient bien traités par tout le monde. C'est pourquoi nous disons et mandons, expressément et aussi absolument que nous le pouvons, que vous accueilliez bien et avec humanité et les navires et toutes les personnes qui s'y trouvent; que vous n'apportiez aucun obstacle aux équipages, ni aux biens qui leur appartiennent; que vous n'éleviez aucune difficulté ni empêchement de quelque nature que ce soit, et que vous ne souffriez pas que d'autres se permettent de leur en susciter.
Nous espérons que, tant que vous compterez notre bienveillance pour quelque chose, vous ne ferez rien de contraire à nos vœux.
René.
P. Plig, secrétaire.
Cette lettre est écrite en latin.