recroistre le laisse ] jS texte primitif
1. C'est la contre-partie de l'ode précédente. L'insomnie par suite des soucis de l'amour est un vieux thème français : c(. G. Paris, Cl'aHsons du XI'' siècle (Ane. textes), n"' )j et 94;]. Tiersot, Hist. de la chanson populaire en France, p. 86.
2. C.-à-d. réparer (au sens de faire disparaître, ne plus sentir).
}. Lt comparaison des souffrances de l'amoureux avec le supplice de Prométhce revient souvent chez Ronsard (v. le tome I\', p. 16 et 17).
16 A fin qu'au matin s'en repaisse :
Mais tu me ronges jour & nuit,
Et ton soing qui toujours me suit
Ne veut que mon cœur se reface, 20 Mais tousjours tousjours le lirace,
Ainsi qu'un acharné limier
Tirace le cœur d'un sanglier K Chacun dit que je suis malade ^ 24 Me voyant la couleur si fade,
Et le taint si morne & si blanc.
Et dit on vrai, car je n'ai sang
I^n veine, ni force en artère :
28 Aussi mon foye ne digère.
Et mon souper me reste cru
Dans l'estomac d'amours recru.
Mais, Amour, si me vengerai-je }2 En peu de jours de ton outrage?,
Quittant ma vie : & si je meurs.
Je serai franc de tes douleurs,
Car rien ne peut ta tyrannie 56 Sus un cors qui n'a plus de vie 4.