‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 148 sur 279 · SiAB, 6o-6j OH lit Sciiyque (;7, Ji-Sj corrigent · texte numérisé non relu

SiAB, 6o-6j OH lit Sciiyque (;7, Ji-Sj corrigent

2). 60-^7 qui des enfance

1. C.-à-d. : la maîtresse d'Apollon, Cassandrc, princesse troyenne, a laquelle Ronsard assimile sa propre maîtresse. Cassandre Salviati. Cf le tome IV, pp. a, 2j, 27, î7, 59, 60, 80, 90, 166 et le tome V, p. 124..

2. Four la première t'ois Ronsard emploie ici le terme qui sen-ait » designer un genre littéraire cher h ses devanciers. I.e « blason ». qui n'est autre cliosc qu'une description, clogieuse ou satirique, était cultivé dés la fin du xv* siècle, témoin le Bliiwii Jes faiilces umours de Ciuillaume Alecis. Mais c'est Cl. Marot qui l'avait mis à la mode, sous la forme d'un court poème en adressant de Ferrare à ses amis littéraires de France le Blason du beau tclin en i ;}6, et peu après le Blason du laid lilin ; aussitôt les poètes avaient décrit à l'envi les diverses parties du corps humain, avec des « contre-blasons » sur les mêmes sujets. 1-n qualiliant de • nouveau » son blason du Houx, Ronsard fait remarquer la nouveauté du sujet. Il avait dans les Àiiipurs « blasonné » les yeux, le sein, le nombril de sa maîtresse, dans ses Folaslrin les sexes de l'homme et de la femme, dans la 2* édition du Cinquième dfi Odes la rose et la violette, puis une fontaine, dans le deuxième Bocage la grenouille, le frelon et la fourmi. Maintenant pour la première fois il • blasonnc • un arbre. — A en croire A. de Baïf, c'est lui, et non p.is Ronsard, qui aurait la priorité dans cette variété du blason, ayant écrit le poème du Meiirier dis 1552 et celui du Laurier en 15)3. ^^- M'ir>;cl Raymond, thèse de Paris (1927). tomel, p. 155.

28 Premier les mena dancer^

Mais en cliose si petite '

Il ne faut pas que j'invite

Les Muscs pour cette fois.

}2 Vous Nymfes, Dionneur des bois

Sans autre force plus grande

Dires ce que je demande.

Le Houx une Nymphe estoit, 56 Qui par les forés portoit

L'arc de Diane pucelle,

Et l'eust on prise pour elle,

Sinon qu'elle n'avoit pas 40 Ni les brodequins si bas

Ni semblable souquenie ^,

Car l'une ondoyoit garnie

De franges d'or recamé ', 44 Et l'autre de fil tramé :

Au reste, en beauté pareilles.

Sur ses épaules vermeilles

Ores son cheveu pendant 48 Servoit de jouet au vent

(Aise d'empcstrer ses ailes

Dedans des tresses si belles),

Ores en mile plis joint, [3 v°]

52 Au coté n'empechoit point

D'une flotente secousse

Ni sa trompe, ni sa trousse.

5I-J2. J> B, 6o-8j Les Muses : à cette fois \o\.\s Nymfes 47. ôy-Sy Ores son cheveu mouvant

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