‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 162 sur 279 · X. C'est la contre-partie de la pièce précédente · texte numérisé non relu

X. C'est la contre-partie de la pièce précédente

2. Diotime est une femme que Platon cite dans le Banquet, CCI d, d'où le début de cette élégie est tiré. Elle est présentée comme ayant été l'initiatrice ou institutrice de Socrate.

3. » Dainion est dit œtzo toO oar^vx'.. qui signifie scavoir, pource qu'on dit que tels Daimons <Sc simples esperitz sont scavans et très expérimentez en toute chose » (note de 1560 sous le nom de Muret). Voir J.-A. Hild, Etude sur les démons dans la littérature ci la religion des Grecs (thèse de Paris, 1880).

4. Cette forme a peu .à peu cédé la place à Coulonnal et Colonnel.

5. Pour cet alinéa et le suivant, Ronsard a imité Ovide, Amor. I, ix, fin, et Tibulle, 1, 11, 16-54.

Si j'cntcndoi quelque chose en la rue Crouler' de nuit, j'avoi l'ame éperdue, De çA de là tout le cors me trembloit,

16 Au tour du cœur une peur s'assembloit

Gelant mes os, & mes saillantes venps En lieu de sang de froideur estoient pleiies, Et d'un horreur tous mes cheveus dressés

20 Sous le chapeau se tenoient hérissés.

Si j'avisois une torche flambante.

En m'encapant j'avoi l'âme tremblante, Ou m'en fuioi de peur qu'on ne me vist

24 Ou que rougir de honte on ne me fist.

Mais par sur tout je pcrdoi le courage Quand je passoi de nuit, par un bocage Ou prés d'un antre, &; me sembloit avis

28 Que par derrière un esprit m'avoit pris. [S

Ores 2 sans peur j'eleve au ciel la teste. Je ne crain plus ni gresle ni tempeste, Ni les voleurs par lesquels sont pillés

32 Les vestemens des amans dépouillés.

Ni les Daimons des antres soliteres.

Ni les espris des ombreus cemeteres, Car le Daimon qui leur peut commander

}6 Me tient escorte, & me t'ait bazarder

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