‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 164 sur 279 · jS Et ce-pendaiit amoureux ne me tienne · texte numérisé non relu

jS Et ce-pendaiit amoureux ne me tienne

41-42. S4 Ou qu'un plus riche avec son or ne vienne Troquer m'amie, & ne la face sienne

44. jj A on lit A luys (cJ. siiiv. coir. en l'uis et l'iiuis)

45. 6y-y^ Ou qu'on m'ajelle, ou bien qu'une chambrière 47. 6y-y) ou me laissant davant {et devant)

4Î-50. yS-84 suppriment ces huit vers

56. jj^j te serroit (corrigé aux errata) | j$B,6o-j^ t'cncernoit enfermé I '/8-S4 De légions te gardoit enferme

56. jj B, 60--]] ajoutent ces vers : Car pour joyr (et jouj'r) d'une maistresse belle L'amant ne craint la mort tant soit cruelle | 78-84 Puis que la mort à l'homme est naturelle, Belle e»t la mort pour une chose belle

1. « C'est-à-dire que je ne face le sot, à la mode de ceux qui ouvrent la bouche : béer est un vieil mot françois, qui signifie ce que les Grecs disent ya;vciv » (noie de 1560 sous le nom de Muret).

2. A rapprocher d'un passage de l'ode A Ciipidon de 1550 (tome II, p. S 5 et note 4).

ELHGIH A Jaskt peintrk ou Roi '.

Pcin moi, Janet, juin moi je le supplie*

Dans ce tableau les beaut(^s de m'amic

De la façon que je te les dirai.

Comme importun je ne te supplirai

D'un art menteur quelque faveur lui faire,

Il sufist bien si tu la sçais portraire

Ainsi qu'elle est, sans vouloir déguiser

Son naturel pour la favoriser,

Car la faveur n'est bonne que pour celles

Qui se font peindre, & qui ne sont pas belles.

Fai luy premier ' les cheveus ondelés Noïiés, retors, recrepés, annclés.

Qui de couleur le cèdre représentent,

Éditions: Meslanges (i" et 2* éd.) 1^55 ; rcimpr. de Rouen, 1557. Œuvres, (Amours, 1" livre) 1 560 à 1587 et éd. suiv. 2. 6y-Sj Sur ce t.ib!eau 7. S-f-Sj Telle qu'elle est 12. jS-Sj Serrez, retors

1. Il s'agit, non pas de Jean Clouet, mort en 1S4S, m.iis de son fils François, dit Janet, peintre ordinaire de Henri II et de Cliarles IX. Voir le tome V, p. 155, note i.

2. Rons.ird n'a pas seulement, comme le dit Muret ou le pseudo- Muret, « expressément imité en cestc l-.let;ic deux odes d'Anacreon, esquellesen l'une il fait peindre s'amie \ en l'autre son mipnon • (ce sont les n" 28 et 29 du recueil d'il, listiennc). 11 a en outre emprunté des traits à l'Arioste et même à Jean Lcmaire (cf. mon Rciiuini po<te lyrique, p. 50? et suiv.). .Marcel Raymond (thèse de Paris, 1917, t. I, p. I4j) parle d'emprunts que Ronsard aurait faits a une chanson d'Ant. de Baïf publiée dans les Amoun de 1552 (éd. Augc-Chiquet, p. 107); mais je crois que Ronsard et Baïf se sont rencontrés parce qu'ils ont

f misé à une source commune, qui est Arioste. — linfin on lira avec profit e rapprodiemeni que H. Guy a fait dans sa thèse sur Adan de le Haie (Paris, 1898) entre la pièce de Ronsard et le portrait de Maroie dans le Jeu de la Feuillce.

}. Adjectif pris adverbialement, comme en latin priinum.

DE P. DE ROKSARD I53

Ou les dcmesle, &; que libres ils sentent Dans le tableau, si par art tu le peus,

16 La mesme odeur de ses propres cheveus.

D'un crespe noir sa teste soit voilée, Puis d'une toile en cent plis canelée, Telle qu'on dit que Cleopatre avoit

20 Quand par la mer Anthoine elle suivoit,

Et qu'elle assise au plus haut de sa poupe Au bruit du Cistre encourageoit sa troupe '.

Fai lui le front en bosse revouté, [9 v"]

24 Sur lequel soient d'un & d'autre costé,

Peins gravement sur trois sièges d'ivoire, La majesté, la vergongne, & la gloire.

Que son beau front ne soit entrefendu,

28 De nul sillon en profond estendu,

Mais qu'il soit tel qu'est la pleine marine Quand tant soit peu le vent ne la mutine, Et que gisante en son lit elle dort

52 Calmant ses flots sillés d'un somme mort.

Tout au meillicu parla grève ^ descende Un beau rubi, de qui l'esclat s'epande Par le tableau, ainsi qu'on voit de nuit

14. SS^^^ 57 il sentent («i. suiv. corr.) \ jS-Sj Ou les allonge

17-22. 60-Sj remplacent ces six vers parce distique : Car ces (71-Sj ses) cheveus comme fleurettes sentent, Quand les zcphirs au printemps les esvantent (esventent et éventc-nt)

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