j-Sy Je vais boire
1. Pour cette strophe, cf. Curm. III, xiv, 17 et suiv. ; xix, 18 et iuiv.
2. Habile transposition d'un vers d'Horace, Carm. III, xiv, 21 : Die et argutae properet Neaerae. 11 s'agit ici de la Brigade, groupement primitif des disciples de Dorât et autres amis littéraires, non pas de la Pléiade, cénacle restreint, composé de l'élite de la Brigade. Cf. le tome V, p. 45, vers 17 ; pp. 178 et 259 et mon éd. critique de la Vie de Ronsard, p. 219 et suiv.
3. Encore un souvenir d'Horace, Carin. III, viii, 15-15 : « centum cyathos » érait l'ordinaire exclamation des Romains à table. — Comme on le voit par les variantes, seule l'édition de Rouen (non contrôlée par Ronsard) remplace par le mot tendre le verbe pendre qu'on lit dans toutes les éditions parisiennes, avec celte graphie jusqu'en 1573 et la graphie pandre à partir de 1578. Le poète a voulu rendre le geste de la main qui élève une coupe pleine à la santé ou en l'honneur d'un convive.
176 LES MHSLAKGFS
Qui des enfers nous a rendu Du vieil Anjcreon perdu 30 La douce Lyre Teïeniie '.
A toi, gentil Anacreon,
Doit son plesir le biberon, 5 5 Et Bacus le doit ses bouteilles,
Amour, son compagnon, le doit,
\'enus, & Silène^ qui boit }6 L'esté, dessous l'ombre des treilles î.
L'HINNE DE BACUS A Jan Biuxox ^.
Que sauroi-je mieus faire en ce tenis de vand.mges,
jo. 60 La douce Muse | 67-1S7 Irxtf piimilij
îi. ;; AU cl jj jciitil (fil. siiii: corr.)
Editions : Meslanga (1" et 2* éd.) iSJ) ; rcinipr. de Rouen, 15)7. H\mne dt- llacui, plaquette à p.irt, avec t'ad. lat. de Dorât, 1555. — CÈuvrei, (Hymnes. 2* livre) 1560; (id., 4* livre) 1567 à i)7?; (id., 2* livre) 1S78 à 1587 e: éd. suiv.
Titre. ;; B ajoute : traduit en vers Héroïques [ jj pl<K}- '' ào Hymne de Bacus, à Je.iii Briiion, vers héroïques | àjS'f suppriment vers héroïques
1. Henri listicnne publi.i AvaxoeovToç Tri'loj jJ-iÀri (avec traduction latine en regard) en mars i $ 54. Le volume ne contient pas d'achevé d'imprimer; ce qui m'a permis de préciser la date de cette publication sensationnelle, c'est la présence dans la strophe précédente du nom de Panjas, qui p.irtit pour Rome en avril de cette même année, comme secrétaire du cardin.il Georges d'Armagnac (ci. ci-dessus Ikv.if^'f, ode à i'ardaillan. note du vers 42). Ronsard en profita larj^ement tout de suite, pour maintes pièces du Bocage di: 15S4. '^es MeiLtnga et de la Continuation des Amours de I>SS> -ivant que Hellcau en publi.it une traduction en vers frans'ais (août 15)6). \'oir mon Rouuird porte lyrii/ue, pp. 120 et suiv., 15961 suiv., et l'épitre de Ronsard .■/ Cbr. i/<- Clnnseul sur la traduction de Hclleau.
2. .Sous-eiitendez : le doivent, sont tes débiteurs (parce que tu les as chantés). .Même expression à l.i tin de la pièce suivante, vers 261 à 266.
). Cf. Horace, Carin, L xxxviii, fin. Ronsard dira encore dans la Continuation des Amours, en parlant de Uacchus :
Quand en chemise sous les treilles
Il boit au plus chaud de l'esté.
■\. Sur ce personnage, v. ci-dessus le Houx, p. j}5, note.
Apres avoir chante d'un verre les louanges ', Sinon louer Bacus & ses festes, afin
4 De célébrer le Dieu des verres & du vin,
Q.ui changea le premier (ô change heureus) l'usage De l'onde Acheloée en plus heureus bruvage ? ^ Mais quoi ? je suis confus, car je ne sai comment,
8 Ne moins de quel pais je dois premièrement Chanter d'oiî est Bacus : sa race est en querelle î, 'l'hebes dit d'une part qu'il sortit de chés elle, Et Nyse d'autre part que d'elle il est sorty.
12 Père, lequel des deux en ta race a menty ?
Selon le vieil proverbe, & trop sotte & trop lourde [18 r°] Thebe a toujours esté pour trouver une bourde •*, Et sien ne t'avoùroit si le sien tu n'estois,
16 Mais Nyse est menteresse & les peuples Indois 5. Il est bien vrai qu'après que Junon, anragée De voir ta mère grosse, eut sa forme changée En la vieille Berôe, & que par son moien