Sur ce personnage, v. ci-dessus, p. 135, note
2. Cette pièce est « prise d'Anacreon », comme le déclare Ronsard lui-même dans la 2° édition des Meslanges. V. le recueil d'H. Estienne, n° 33 : 2ù [xÈv ç'ù.r\ ye/.toojv.
200 LES MhM.ANGES
Mais Amour qui toujours me point [26 v]
lin nul temps ne me laisse point, 9 Ht toujours chés moi je le trouve :
Il se niche en mon cœur toujours, là pond mile pctis amours ij Qu'au fond de ma poitrine il couve.
L'un a des ailerons au flanc,
L'autre de duvet est tout blanc, is Et l'autre ne fait que d'eclore,
L'un de la coque à demi sort,
El l'autre en a rompu le bord, t8 Et l'autre est dedans l'tvuf encore.
J'enten soit de jour ou de nuit
De ces petis amours le bruit, 21 Crians pour avoir la bêchée,
Qui sont nouris par les plus grans.
Et grans devenus, tous les ans 34 Me couvent une autre nichée '.
s. 60 par erreur ne me lasse point
7-9. 6J-S4 Mais .^nlour en nulle saison Ne s'en-volli; de ma nuisoii, lit tousjours chez moy je le trouve | Sj .Mais .Amour oyscau comme toy Ne s'en fuit jamais de chez moy, Tousjours mon hoste je le trouve
10-12. 6j-S.f II est tousjours Je moy veinqucur Et fait son nie (el nid) dedans mon cœur, V.l y pond ses itufs iS; les couve | Sj le.\!r I rimilij
i',. /iV-iÇj Et l'autre dans le nie s'essore
17-18. Sj Et l'autre en becquette le bort, Et l'autre est dans la gicrc encore