A SA MAITRESSE
Ma maistresse que j'ayme mieux
Dix mile fois, ni que mes yeux,
Ni que mon coeur, ni que ma vie ^,
Ne me donne plus, je te prie,
Des confitures pour manger,
Pensant ma fièvre soulager.
Car ta confiture, mignonne.
Tant elle est douce, ne me donne
Qu'un désir de toujours vouloir
Estre malade, pour avoir
Tes friandises dans la bouche :
Mais bien si quelque ennuy te touche
De me voir ainsi tourmenté
Pour la perte de ma santé,
Et si tu veus que des cette heure
23-24. jj U, fio-j^ Q.ui seule lamentoit sa perte Au pied d'une rive déserte
Éditions : Mrslanges (i"= et 2' éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. — ŒuiTes, (Odes. 5'' livre) 1 560 à 1 184. — Retranchée en 1 587. — Œuvres, recueil des Picces retranchées, 1609 et éd. suiv.
Titre. 60-S4 Ode sans dédicace