ô/Sy & deux ans de prison
}j. éo-yS Quels maistres avoit-il
53-58. S4-SJ Quels maistres avoit-il ? Pre. Philippes de Bourgongne, Le Roy Charles huictiesme, & Louys : ô vergongne, Un Duc & deux grands Rois : sa vertu toutefois Ne se vit guerdonner ni de Duc ny de Rois, Bien qu'ils fussent suivis d'une pompeuse trope, Qu'ils eussent en leurs mains les brides de l'Europe
4S. j^-/,' on lit cest honneur (cJ. suiv. corr.}
1. Philippe le Bon, troisicme duc de Bourgogne, père de Charles le Téméraire.
2. Idée chère .i Ronsard, qu'il applique non seulement aux historiens, mais aux poètes et à lui-même. Voir notamment la dédicace du livre III des Odes au roi Henti II et le poème sur la traduction de Tite-Livc cité plus haut. p. 57, note 5.
5. Ce vers laisse croire quel'épitaphe a été composée pour un monument élevé à la mémoire de Commines dans une église. En tout cas, comme l'a noté M. de Schweinitz dans son étude sur les Epitaphes de Ronsard (p. ,18), les premiers vers ne s'inspirent pas du tombeau même de l'historien, qui était au couvent des Grands Augustins et qui figure aujourd'hui au Louvre, parmi les sculptures de la Renaissance.
EPITAIE DI- JAQUES MERNABLE,
JOLKLR I)K TaKCHS'. [i6 f"]
Tandis que tu vivois, Mcrnabic, Tu n'avois ni maison, ne table, Et jamais, pauvre, tu n'as veu En la maison le pot au feu.
Ores la mort t'est proufitable.
Car tu n'as plus besoing de table, Ni de pot, & si désormais Tu as maison pour tout jamais.