‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 76 sur 279 · Jt-Sj lit liardy vint servir · texte numérisé non relu

Jt-Sj lit liardy vint servir

21. ôj-Sj Sur les rives du Loyr (67 />.jr errtur Je Loyrc; sur l'exeiiif plaire de PArsenal, on a grotte et mit du Loyr)

1 . Sur cetto origine bas-J.inubieiine de notre poète, on discute encore. Les critiques français de la fin du xix'ct du début du xx* siècle, mis en défiance par une note de Bayle {Dictionnaire , article Ronsard, note A), la considèrent comme une pure légende; v. mon édition critique delà Vie de Ronsard, p. 5} ctsuiv. Par contre les Roumains tiennent toujours

fiour elle, depuis que leur poète national Basile Alccsandri a inséré dans es Chants fio/>uUiires de la /JiwimwM/^ (i8> 5) un poème intitulé « Banul NLiràcina *, qui raconte l'arrivée du * marquis de Ronsart • à la cour de Philippe VI, soit d'après l'é^itre de notre poète, soit d'après Lti Romanie de Vaillant (1844). Récemment leur grand historien N. lorga a soutenu, non pas comme certaine, mais comme vraisemblable, l'opinion de ses compatriotes dans un article de la Muse franfaise de fcvr. 1924, p. 2?i (Paris, Garnier) et Léo Clarctic l'a reprise dans un article des Noiivi-lles littéraires du 14 juin 1924. Une opinion movenne tend à prévaloir, d'après laquelle la tradition de famille recueillie par notre poète reposerait sur ce fait probable qu'un ancêtre vendômois ayant pris part à la 4* croisade fit souche dans la région du bas Danube, d'où l'un de ses descendants revint en l-"rance pour mettre son èpée au service de Philippe VI ; v. A. lîckhardt, les Origines danubiennes de Ronsard, article de la Revue des études hongroises et finno-ongriennesd'avril-scpt. 1924 (Paris, Champion).

Noter encore l'opinion de Du Perron (Or. fun. dt Ronsard, iî86), qui fait de la Moravie « province située entre la Pologne et la Hongrie » le berceau des Ronsart, et la graphie primitive de ce nom, qui est germanique, Rosshart cl Rossart, que Binet traduit pir « Cirur chevaleureux » {Vie de Romard, 5* texte, 1597) et Boucault par « equus fortis • {Tabula ant Heroiim Ronsardi, Paris, 1601, p. 20). Cette opinion a été reprise par R. Sorg {la Jeunesse de Ronuird, Revue de France, i" avril 1924, p. 5 'S et suiv., et Cassandre ou le Secret de Ronsard ,Y'ix\s,V.\\o\, 192 5, annexe I); celui-ci s'appuie en outre sur deux sonnets posthumes pour Hélène, où notre poète se qualifie « Tudcsque » et « Germain de nation •, et sur ce fait que Jean de Luxembourg, roi de Bohème, amena au secours de Philippe VI A Crécy des chevaliers tchèques (cf. I-roissart, Chroniques, éd. Luce, t. III, § 279),

24 Par qui premier je vi cette belle lumière '. Mon père fut toujours en son vivant ici

Maistre d'ostel du Roi S & le suivit aussi

Tant qu'il fût prisonnier, pour son père, en Espaigne. 2« » Taut-il pas qu'un servant son seigneur acompaigne,

» Fidelle à sa fortune, & qu'en aversité

» Lui soit autant loial qu'en sa félicité ' ?

Du costé maternel j'ai tiré mon lignage

25-27. Sy Mon père de Henry gouverna la maison, Fils du grand Roy François, lors qu'il fut eu prison Servant de seur hostage à son père en Espagne

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