V. ci-dessus, note du vers
}. Cf. ci-dessus, V Exhortation pour la paix, vers 50 à. 80. Louis le Roy, dans son De pace, qui est aussi du début de 1559, donnait le même conseil (H. Becker, thèse de Paris, 1896, p. 58).
Il6 LA PAIX
Attache à des crampons les lances aux murailles, Et que le coutelas du sang humain souillé
260 Pendu d'une couraye au fourreau soit rouillé, Et que le corselet au plancher se moisisse, Et l'araigne à jamais ses fillets y ourdisse '. Donne nous que celluy qui sera le moyen
264 Entre ces deux grans Roys de rompre ton lien Meure trahi des siens d'une playe cruelle, Et qu'aux champs les mâtins luy sucent la cervelle. Que ses enfans banis puissent mourir de fain,
268 Sans trouver un amy qui leur jette du pain.
Donne nous que ccluy qui mettra toute peine De te faire régner, voye sa maison pleine De faveurs & de biens, & qu'il voye fleurir
271 Ses enfans en honneur devant que de mourir.
Donne nous tout cela, donne nous davantage, A fin que le repos n'énerve le courage De Henry nostre Roy en jeux voluptueux,
276 Qu'il soit pour tout jamais (comme il est) vertueux, Que son esprit s'adonne aux choses d'importance. Et qu'imitant son père il ayme la science, A fin qu'au temps de paix il fleurisse en sçavoir,
:8o Autant qu'il fist en guerre en force &en pouvoir *.
Fin de la Paix.
268. 'jS-Sj D'huys en huys s.iiis trouver qui leur jette du pain