‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 139 sur 215 · DE MONSEIGNEUR LE CONNESTABLE II · texte numérisé non relu

DE MONSEIGNEUR LE CONNESTABLE II

Revoyant de retour celluy qui tant de fois L'avoyt si bien servye en bien servant nos Roys. Elle s'est réjouie, ainsi qu'on voit la terre

40 En Apvril s'égayer, quand le printemps desserre Les huis de la nature, & quand l'hyver neigeux A mis à part sa grelle & ses vens orageux : Adonques parles prez les fleurs s'épanouissent,

44 Et avecque le ciel les terres s'ejouissent : Ainsi toute la France & ses estatz aussi ' Se sont tous rejouis voyant ton Oncle icy : Le pauvre laboureur qui conduict sa charrue,

48 Celluy qui d'avirons la marine remue. Le prestre, l'advocat, & le noble qui tient L'espée à son coûté d'aise ne se contient, Ains le montre par signe, & sautant de liesse

52 Poulie la guerre aux piedz, le soing, & la tristesse, Tant ton Oncle est de tous estimé dignement, Qui jamais n'a le peuple ofFencé nullement : Que la seuUe vertu sans reproche & sans vice,

56 Que l'esprit vigilant, & le loyal service Qu'il a fait à deux Roys, de chevalier privé Ont au plus hauit degré de la France eslevé ^.

49. D'après Du Bouchet un mst de Ronsard présentait cette var, : Le rustre, l'avocat & le noble qui tient

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