‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 145 sur 215 · DE MONSEIGNEUR LE CONNESTABLE I · texte numérisé non relu

DE MONSEIGNEUR LE CONNESTABLE I

116 Et faire d'une guerre une amitié parfaitte,

Accorder deux grans Roys, & leur fléchir le cœur, Et faire le veincu pareil à son veinceur, Et d'un Duc enneniy tirer une aliance ',

120 Et joindre estroittement l'Espaigne avec la France D'un neud qui pour jamais en amour s'entretient ', Au seul Mommorency cet honneur appartient : Qui plus a fait pour nous, que s'il avait par armes

124 Déconfit tout un camp décent mille gendarmes, D'autant que la vie est meilleure que la mort, Et que la douce Paix vaut mieux que le discord. Cependant, mon Prélat, de la Fortune amere

128 Pren meintenant le fruit, en revoyant ton frère Et ton oncle en faveur à lentour de leur Roy 5, Qui plaignoit leur malheur aussi bien comme toy, Et apren désormais avecques la constance

iî2 A mespriser Fortune & toute sa puissance.

Fin.

125-126. "ji-S-j guillemettent ces vers 127. S4-8y Ce-peiidant, mon Odet 150. 6o-6y par erreur plaignoiejit (éd. siiiv. corr.)

IJI-I52. jS guillemets \ S4-SJ « Et appren désormais pour chose trèscertaine Q.u"il ne faut s'asseurer de nulle chose humaine »

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