‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 147 sur 215 · ENVOY · texte numérisé non relu

ENVOY

DES CHEVALIERS AUX DAMES ', AU TOURNAY DE MONSEIGKEUR LE DcC DE LORREINE,

PAR P. DE Ronsard.

Bien que les traits d'Amour qui blessent la jeunesse Soyent dedans son carquois languissans de paresse,

Éditions: A la suite Je La Paix, plaquette de 1559. — Œuvres (Poëmes, j' livre) 1560. — Supprimé en 1^67. — Non reproduit dans les Ricueils des Pièces retranchées (1609-1650). — Réintégré pour la première fois dans les Œuvres en 1860 par Blanchemain, aux .Vlascarades.

Bruges), puis à GanJ, et ne fut libéré qu'en février ou mars 1559, moyennant une rançon de so.ooo écus. Durant celte longue captivité, Henri M, qui connaissait ses opinions calvinistes, ne s"était p.is occupé de lui. .\près avoir rejoint sa femme en son fief de Chastillon-sur-Loing, il reparut le 24 mars à la Cour, qui attendait alors .i Villers-Cotterets la fin des négociations du Gâteau. [I reprit sa place au Conseil privé, et, quand il voulut se démettre de son gouvernement de Picardie, le roi refusa sa démission, en l'invitant à cumuler ses fonctions avec celles d'amiral qu'il avait exprimé le désir de conserver (cf. J. Delaborde, Gaspard de Coligiiy, t. I, p. 562 et suiv. ; Romier, op. cit., t. II, p, 544).

Quant à son plus jeune frère, François d'.^ndelot, colonel général de l'infanterie et nommé amiral en l'absence de Gaspard, il s'était compromis par une lettre i son aine captif, qu'il exhortait à persévérer dans sa foi calviniste. Sur le témoignage du cardinal de Lorraine (faussé, d'ailleurs, par les Esp.ignols aux conférences de Péronne, mai J5)8), Henri II l'avait faitemprisonncrau cli.\teau de .\lelun, malgré la part glorieuse qu'il avait prise i la reconquête de Calais. Puis, remis en liberté à la fin de juillet, il avait rejoint l'armée au camp d .\miens. Enfin, il était rentré en grâce .'i la prière de son oncle le Gonnétable en janvier IS$9, et avait reçu alors la lieutcnance du gouvernement de PcarJie, en l'absence de son frère Gaspard. Cf. de Tliou, HisI . Univ., tome H, 564 et suiv. ; Romier, op. cit., II. p. 270 et suiv,, 280 et suiv., et 327.

L'allusion de Ronsard peut donc s'appliquer à l'un aussi bien qu'a l'autre des deux frères du cardinal Odet. Cependant, si l'on en croit Du Bouchet, qui cite ce poème dans ses Preuves de l'histoire de la iiuiison de Colii^nv, p. 57>, d'après un m" «de la main propre » de Ronsard, il s'agirait de l'amiral Gaspard.

I. C'est la première pièce de ce genre écrite par Ronsard pour les fêtes de Cour, en quoi il suivait l'exemple de Mellin de Saint-Gelais

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