Charles-Quint, qui le trompa par de belles promesses
3. C.-à-d. : après la prise de tes villes (latinisme, fréquent encore au XVII* siècle, notamment chez Racine).
LE DUC DE SAVOYE I^i
Et d'autre part le plus grand Roy d'Europe 76 T'enveloper d'une invincible trope
De gens armez, contre qui les torrents Des haults sommets des montagnes courans, Bruyans, tonnans, d'une course escumeuse, 80 Contre qui l'Alpe & sa mine orgueilleuse, '
Son front, son dos, qui semblent despiter Les plus haults cieux, n'avoyent sceu résister ' ? Qu'eusses tu faict, sinon perdre courao-e, *4 Et sans espoir faire place à l'orale.
Et, pour avoir quelque petit support En ton malheur, gaigacr le premier port? Comme un nocher battu de la tourmente, *^ A qui le Nord plus horriblement vente,
A froissé mast, voiles & gouvernai, A la merci d'un orage hyvernal.
Vaincu des flots sans combatre alencontre, 92 Se sauve au port le premier qu'il rencontre :
Ainsi feis lu : car après ton malheur, Pauvre de biens, & riche de douleur.
Ayant perdu ta province si riche, 96 Tu veins au port du grand Charles d'Autriche *,
Prince bénin,. qui ne t'abandonna, Ains pour ami à son fils te donna î : Non pas traicté comme tu devois estre, 00 Car toy grand Duc, autresfois si grand maistre,
86. 77 par erreur le premier le port (éd. sitiv. corr.) 88. 60-yS A qui le Nord qui horriblement vente 71-106. S4-SJ suppriment ces trente-six vers
r. Le Piémont conquis par la France en 1556 eut successivement pour gouverneurs le capitaine Guillaume du Bellay, le prince de Melfe et le maréchal de Brissac (ce dernier de 1550 à 1559).