C.-à-d. : que tu appelles tes fils
2. Charles de Guise, cardinal Je Lorraine. j. Le connétable Anne de Montmorency.
Que les Chrestiens de meurtres inhumains Oublians Dieu ensanglantent leurs mains : Tu en auras par les peuples estranges
328 De tous costez immortelles louanges,
Et des François seras en chacun lieu Avec ton Frère ' honoré comme un Dieu. Toy d'autre part, Connestable de France,
252 Perdant la guerre ourdi une alliance
Entre ces Rois, & les conjoins amis Autant ou plus qu'ils furent ennemis * : A deux genoux toute France t'en prie,
236 Humble après toy toute l'Europe crie,
Que ta bonté la vueille délivrer Du cruel Mars qui tant l'a sceu navrer, Si que sa playe est encores ouverte,
240 Et n'y a main, tant elle soit experte,
Sinon la tienne, & du grand Cardinal, Qui puissent bien la curer de son mal. Or de sa part chacun de vous essaye
244 De lui guérir sa misérable playe :
Tentez les cueurs de vos Rois animez, D'un dur rocher ils ne sont pas formez. Ils n'ont sucé le laict d'une Tygresse,
248 Ils sont liumains,'&; toute gentillesse,
255. On Ut en sp-JS conjoints (éd. suiv. con.) 254. S4 Souvent amis on voit les ennemis 236. yS Pleine de maux toute l'Europe crie 255-250. 84 supprime ces sei^e vers
r. François de Guise, qui au moment de la défaite de Saint-Quentin était malheureusement eng.igé dans une expédition très inopportune en Italie, et revint compenser cette défaite par la prise de Calais et de Guines.
2. Le connétable, tout prisonnier qu'il fût, joua un rôle actif durant les négociations, pressant fébrilement le roi de signer une paix qui assurerait sa propre délivrance.
l68 DISCOURS A MONSEIGNEUR
Honnesteté, courtoisie, & douceur
Comme à Chrestiens habitent dans leur cueur.
Je suis la Paix du ciel vers vous venue.
252 Et ce disant, elle rompit la nue
Qui la couvroii, & de rayons ardans Leur enflamma tout le cueur au dedans, Encouragez du désir de parfaire
256 Entre deux Rois un accord nécessaire.
Ce qui fut faict, car après maint discord Et maint débat ils ontestrainct l'accord, Qui tient serrez en amitié nos Princes,
260 Donnant repos à toutes nos provinces,
Et par lequel te fut aussi rendu Ton beau pays que tu avais perdu ', Estant ami maintenant de la I-rance,
264 Que tu voulois saccager pnr outrance,
Contre laquelle en fureur tu avois Ceinct ton espée &: vestu le harnois Pour la dcstruire : ô jugement des hommes!
268 Et maintenant tu aimes, & tu nommes
Le Rov ton frère, en lieu de le nommer Ton ennemi, &; ton courroux amer