C.-à-d. : pour un peu de sang
112 Au millieu des combas, devant les yeux du Roy.
Ne craingnez de mourir en gangnant la victoire : La mort, de vostre los ne perdra la mémoire, Nostre Roy qui vous ayme y a si bien pourveu,
ti6 Que vostre beau renom à jamais sera leu
Par l'œuvre d'un Paschal, auquel ce noble Prince A commis les honneurs de toute sa province ', Pour louer les vaillans qui le méritent bien,
I20 Et blasmer les couhardz qui ne méritent rien.
Sus donques, que chacun à son fait prenne garde, Ayant un tel flambeau qui si près vous regarde *. Aussi bien en fuiant la mort vous assaudroit,
124 Et dedans vos maisons mourir il vous faudroit, De caterre, ou de fièvre, ou par l'ire segrette D'un procès mal vuidc, ou d'une vieille debte, De peste, ou de poison, ou d'un autre mechef
128 Qui tousjours poursuit l'homme &: luv pend sur le chef '. Là donc, mourez plus tost d'un plomb ou d'une lance, Repoussez l'Espagnol des frontières de France, Ouvrez vous par le fer le beau chemin des cieux.
rj2 Dieu qui donne courage aux cueurs victorieux. Ce Dieu qui est le dieu des Camps et des Armées, [Puisse rendre au combat vos forces animées :]
117. 60-Sj Et releu dans mes vers, auquel {sic encore en 1)9/ el éd. suiv.)