‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 1 sur 263 · Oeuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire · texte numérisé non relu

Oeuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire

Nous avons vu au tome XII que Ronsard, quelque temps après la paix d'Amboise, qui terminait la première guerre civile (mars 1563), écrivit une Complainte à la Royne mère, où il réclamait indirectement la récompense qu'il pensait avoir bien méritée, non seulement par ses œuvres antérieures, mais surtout par celles qui venaient de servir contre les huguenots la cause de la France catholique et de son roi. Lui-même déclarait sans vergogne dans l'Epistre au lecteur, placée en tête des Nouvelles Poésies, vers septembre 1563 : « Il est vray qu'autresfois je me suis faehé voyant que la faveur ne respondoit à mes labeurs, comme tu pourras lire en la complainte que j'ay nagueres escrite à la Royne ■ ». Or, à la fin de cette même année, la récompense promise se faisant encore attendre, il revenait à la charge auprès de Catherine de Medicis, dans une pièce intitulée La Promesse, où le reproche, disons mieux, la satire se mêlait ingénieusement à la flatterie ; sous le coup du dépit il osait la publier à part, dans le même format in-40, qui lui avait permis de répandre vite et loin sa propagande anticalviniste, espérant qu'elle atteindrait ainsi plus sûrement son but. Mais sur la date de parution de cette plaquette les avis sont partagés : les uns tiennent pour 1564, les autres pour 1563 avec réédition dès l'année suivante-. Quoi

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