y^-<?7 ainsi qu'un Dieu
I. Sur cette famille, v. André du Chesne, Hisl. gèuèalog . des Chasteigner de la Roche-Posay (Paris, Cramoisy, 1654, p. 266 et suiv.). Ronsard avait déjà fait une « elegie sur le trespas » d'Antoine Ghasteigner, frère de celui-ci (t. V, p. 24} et suiv ).
«. Souvenir de Virgile, ku.,Vl) 651 scjq.
duand à son corps il fut de telle race Qu'en noble sang personne ne le passe : Il fut si beau, si gaillard & perfaict
12 Que la nature au monde l'avoit faict
Pour un portrait de beauté toute pleine De courtoisie & de douceur humaine.
Il eut le cœur si chaut & généreux
16 Que des enfance il fut chevaleureux.
Estant si preux que Mars en eut envie, [éo]
Voulant cent fois luy desrober la vie, Car il sçavoit qu'un si vaillant bon heur
20 Effaceroit à la fin son honneur.
A peine estoit en sa première enfance, Que de son gré soubz François Roy de France, François premier, haïssant le repos
24 11 fit sonner la cuirasse à son dos,
Et poudroyant soubz ses pieds la campagne La pique au poing, s'opposoit à l'Espagne. Quand la jeunesse eut enflamé son cœur
28 D'un sang plus chaut, suivit le camp veinqueur
Du Roy Henry : lors aymé de Bellonne Fut des premiers à recouvrir Boulongne ', Où son cheval à la mort fut blessé
52 D'un coup de plomb par la flamme eslancé.
Pareil malheur receut à la Mirande^,