S4'Sj Plein de jeunesse
8. 78-S7 Je viens d'Hyrlandc (<?7-<?7 Irlande) en ceste Court Royale II. S4-S7 les plus vaillans contraindre
I. Sur la date et la nature de ces pièces, v. ci-dessus l'Introduction. ?.. C'e»t-.\-dire qui se contente de ce qu'il a (sens du latin rctfti-Hliis),
Pour accuser ses traitz ou sa rigueur : Car son bel arc n'offence point mon cœur, Ny le soucy qui fait naistre les larmes
16 Des larges pleurs ne baigne point mes armes.
Vertu, qui est nourrice de mon feu, M'a tellement d'une Dame pourveu, Q.u'en la servant je ne veux autre attente : [63]
20 Car de ses 3'eux sans plus je me contente-
En désirant je ne désire rien.
Ne jouissant je jouis de mon bien, Tout mon parfait habite en ma parfaitte,
24 Ma volonté de son vouloir est faitte.
Je vis en elle, elle vit dedans raoy, Ce n'est qu'un cœur, qu'une ame & qu'une foy Et qu'un esprit qui tient liez ensemble
28 Un double corps qui du tout se ressemble :
Elle est heureuse, & je suis bien heureux, Et bien aymé, je suis bien amoureux :
En son penser vit toujours ma pensée,
32 Son âme en moy, la mienne en soy passée »,
Fait que cerchant, je me trouve en ses yeux Et m'y trouvant je ne cherche pas mieux. Ainsy Amour qui ha toute puissance,
36 Fait de noz cœurs, & de nous une essence.
Car je ne veux pour mon contentement Sinon ra3'mer & la voir seulement, Et l'honorer comme chose tressaincte :
40 Et c'est pourquoy je n'ay point l'ame atteinte