‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 206 sur 263 · j-Sy plains (et pleins) de force · texte numérisé non relu

j-Sy plains (et pleins) de force

1. Deux géants qui gardaient la tour enchantée, ceux désignés cidessus, vers 30.

2. Sur la source d'inspiration de ce cartel, v. H. Guy, Rev. d'Hist.litt., t. IX, 1902, p. 225.

J. Madeleine a signalé que le Recueil des Triomphes (récit anonyme de la fête du 14 février 1504) contient, à la place de ces sizains en décasyllabes, une <i lettre » en 78 alexandrins, dont la teneur « est dans le moindre détail celle de ce cartel : la moitié des mots, des lambeaux de phrases, des fragments de vers, les noms d'Arcalaùs et d'Urgande^se retrouvent de l'un dans l'autre » ; et il a fait à ce sujet deux hypothèses : « Ronsard, jugeant trop inférieur un poème qu'il avait dû improviser en une h.ite excessive, l'a-t-il récrit après coup ? L'auteur du Recueil des Triomphes^ n'ayant pu se procurer copie de la pièce, s'est-il avisé de la refaire de mémoire, selon ses moyens î » {Mélanges Lanson, p. 125 et suiv.).

J'adopte la première de ces explications, le poète ayant préféré après coup la forme lyrique et ayant publié le cartel sous cette forme, qui convenait mieux au chant (v. à ce sujet ci-dessus l'Introduction, art. de Prunières cité). Au surplus, il avait déjà refait ainsi deux ou trois pièces sous une forme différente de la première" ; v. par exemple les Dithyrambes (t. V, p. 64) et VHinnc dcDacus (t. VI, p. 185).

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