yS-Sj en sont les spectateurs
9. 7^ ^rrt/)/;/(r eschaffaut | 75-97 eschau faut | 1604 et éd. suiv. tschzhMt.
1. Mauvissier, c'e«t Michel de Castelnau de Mauvissière, auquel Ronsard avait dédié le 3° livre de ses Nouvelles Poésies (voir t. XII. p. 244)- — La comédie jouée à Fontainebleau, c'est la Belle Genieire, tirée de l'Arioste, dont il est question ci-dessus, « Elégie à la majesté de la Royne », vers 137-138 (v. la note). Ces stances en formaient l'épilogue et la moralité.
2. C.-à-d. : et les hommes sont les acteurs. }. C.-à-d. : la scène du théâtre.
L'autre fait le marchant, l'autre s'egalle aux Princes, L'autre se feint contant, l'autre poursuit du bien, Cependant le soucy de sa lime nous ronge. Qui fait que nostre vie est seullemeut un songe. Et que tous nos desseins se finissent en rien.
» Jamais l'esprit de l'homme icy ne se contente. Toujours l'ambition l'espoint & le tourmente, Tantost il veut forcer le temps & la saison, [69]
Tantost il est joyeux, tantost plein de tristesse, Tantost il est domté d'amour & de jeunesse, Contre qui ne peut rien ny conseil ny raison.
La bonté règne au ciel, la vertu, la justice : En terre on ne voit rien que fraude & que malice, Et bref tout ce monde est un publique marché'. L'un y vend, l'un dérobe, & l'autre achette & change, L'un a blasme en son fait & l'autre en a louange, Et ce qui est vertu semble à l'autre péché.
Le ciel ne devoit point mettre la phantasie Si près de la raison^ : de là la jalousie, De là se fait l'amour dont l'esprit est vaincu : Tandis que nous aurons des muscles & des veines Et du sang, nous aurons des passions humaines. Car jamais autrement les hommes n'ont vescu.
11 ne faut espérer estre parfait au monde, Ce n'est que vent, fumée, une onde qui suit l'onde,