J que l'on void allumer
1. C.-à-d. de ne pas se laisser duper par une paix qui admettrait que lEvangile n'est pas la seule lumière des Chréiiens.
2. Comparaison d'origine biblique, concernant la postérité d'Abraham ; revient souvent sous la plume de Ronsard.
Que la prebstrise ardante veult mouvoir Guerre à Genève ', & que ja la Savoye Soubs son grand Duc en a trassé la voye ^ : Et que le Roy à son aage venu > Les doibt froisser comme sablon menu *, Les punissant de leurs fautes commises D'avoir pillé son bien & ses Eglises.
L'autre soubdain en cheminant par l'air, Tout en un coup sa charge faict couler, Versant par tout que la partie est forte Des Huguenots & des Romains î, de sorte Qu'il ne faut rien remuer des deux parts. Que le profit en viendroit aux soldars : Et que le Roy de puissance asseurée A faict l'Edict d'éternelle durée ^ :
Que le Papiste à ses messes ira.
Le Huguenot du presche jouyra.
L'autre faict cheoir qu'on brasse quelque chose, Dont la menée encore n'est declose, Et que bien tost on verra de grands cas. [p. 7]
84. jéo^- 1^2 j f.-iit mouvoir 87. 160CJ-162J graphie son âge
1. Que le clergé catholique veut soulever une guerre contre Genève, capitale de la Réforme calviniste.
2. Emmanuel-Philibert, qui, en 1559, avait récupéré son duché de Savoie en épousant Marguerite de France, sœur de Henri II. Avec sa femme il joignit la Cour à Lyon le 50 juin. La nouvelle de cette visite étant parvenue à Paris, les huguenots de l.i capitale, comme ceux de Lyon, s'en inquiétèrent vivement, taudis que les catholiques s'en réjouirent, les uns et les autres y voyant la préparation d'une attaque contre Genève.
}. C.-à-d. quand il aura atteint sa majorité. Cf. ci-après, vers 227.
4. Syllepse, le mot les se rapportant .à l'idée de pluralité contenue dans le nom de Genève.
). Synonyme de Catholiques, comme ci-après, vers 99, le mot de Papiste.
6. L'édit de janvier 1562, qui .accordait la liberté du culte aux protestants exlraviiiros et dans les campagnes.
104 Puis l'autre au Turc faict avancer le pas,
Et va semant que sa grand Cymeterre Doibt commander bien tost à nostre terre : Et que pour trop disputer de la foy
108 A la parfin nous n'aurons plus de Loy '.
L'autre, en ouvrant ses ombres espaissies Pleines d'horreur, faict cheoir des prophéties. Qu'on dit venir du cabinet de Dieu :
112 C'est qu'au Palais il n'y a plus de lieu
Pour nostre Prince^, & que c'est certain signe 5 Que de nos Rois prochaine est la ruine : Et que la France après tant de dangers
1 16 Doibt enrichir les sceptres estrangers :
Et que du Lis la royallc teincture Des Leopars deviendra la pasture^i. ~ On dist, alors que le Palais fut faict,
120 Qu'un grand devin en son art tresparfaict
Prophetiza qu'après un long espace.
Quand au Palais n'y aura plus de place Pour y dresser l'image de nos Roys,
124 Que 5 tout soubdain l'empire des Françoys
Seroit destruict, ou seroit en discorde, Et qu'à cela Brigide s'y accorde ^ :