‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 261 sur 263 · Déesse entre virgules · texte numérisé non relu

Déesse entre virgules

I. C.-;';-d. que le courtis.in ne reçoive pas l'honueur dû aux ver tueiix.

Afin qu'un jour en aage parvenu ', Ayant beaucoup appris & retenu, De son esprit, sans aide de personne, Il puisse seul gouverner sa couronne :

Sans se fier, comme un Roy paresseux

! Et fainéant, aux flatteurs, ou à ceux

Qui, de plus près pendus à ses oreilles. Sans nul effect luy promettent merveilles, Pillant le peuple & ravissant le bien

3 Comme il leur plaist, quand le Roy n'en sent rien.

Ainsi, Madame, on chante que Cybelle Aymant son fils d'une amour naturelle, [p. 12]

Son petit fils Jupiter ^, k tenoit 2^0 Entre ses bras, & par tout le menoit

Veoir les citez, les villes & la terre : Puis dans la main luy bailla le tonnerre, Et le poussant jusqu'au sommet des cieux,

244 Pour sa vertu le feit maistre des Dieux.

Ainsi vous deux après longues années, Qui du destin vous furent ordonnées, Irez au ciel, & comme deux flambeaux

245 Vous reluirez en deux Astres nouveaux, Favorizant d'une heureuse influence

Vos héritiers les Roys, is: vostre France'.

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