‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 96 sur 263 · y-Sj bien heureux & content · texte numérisé non relu

y-Sj bien heureux & content

1. Lui mette le licol; d'où le \erbs chevestier (cf. t. V, p. 67, vers 226), dont il reste le composé enchevêtrer.

2. Cette description de cerf apprivoisé vient de Sannazar, o/>. cit., prose IV, paroles du berger Eipino : Il mio domestico ccrvo..., inspirées elles-mêmes de Virgile, Eu., VII, 483 sqq.

Brusque, promt, éveillé, sautant & bondissant, Qui gratte en se jouant de l'ergot de derrière,

148 Espaisse comme un bois, sa barbe mentonnière : Il a le front severe & le pas mesuré, La contenance fiere & l'œil bien assuré : Il ne doute les loups tant soyent ils redoutables',

152 Ny les mâtins armez de coliers effroyables, Mais planté sur le haut d'un rocher espineux Les regarde passer & s'il se mocque d'eux^.

Son front est remparé de quatre grandes cornes :

156 Les deux proches des yeux sont droittes comme bornes Qu'un père de famille esleve sur le bord [19]

De son champ qui estoit n'agueres en discord : Les deux autres qui sont prochaines des oreilles

i6o En douze ou quinze plis se courbent à merveilles, Comme ondes de la mer, & en tournant se vont Cacher desous le poil qui luy pend sur le front. Des la pointe du jour ce grand Bouc ne sommeille,

164 Et n'attend qu'un pasteur tout le troupeau reveille. Mais il fait un grand bruit dedans l'estable, & puis En poussant le crouillet de sa corne ouvre l'huis', Et guide les chevreaux qu'à grands pas il devance

168 Comme de la longueur d'une moyenne lance, Puis les remeine au soir à pas contés & longs. Faisant sous ses ergotz poudroier les sablons.

148. 7i?-^7 (Regardant les passans) sa barbe mentonnière 154. "jS-Si & si se mocque d'eux 161. 8j D'une entorse ridée, & en tournant se vont 164. (11-84 N'attend que le pasteur... | S-j N'attend que le Pasteur son troupelet resveille

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