j-57 une fiole pleine
688-89. -f* Sous la plus chaude et ardente clarté Errer espaix en un monceau qui tramble
687-88 S/ Gresles ainsi qu'on voit aux jours d'Esté Les Mouscherons voler sous la clarté
689-92. 7j' Errer espais un gros monceau qui tremble De moucherons qui volent tous ensemble, Gresles, menus, tournant de lieux en lieux, Et si petis.., | 75'' De moucherons un gros monceau qui tremble Tourner espaix & voler tout ensemble, Gresle, menu, errant de lieux en lieux, Et si petit qu'il nous trompe les yeux | JS-S4 Errer espais des mouscherons ensemble. Et tournoyer d'un escadron qui tremble, Gresle, menu, volant de lieux en lieux, Et si petits,.. [ Sj supprime ces quatre vers
1. C.-à-d. se lève. Déjà vu ci-dessus, livre I, vers 157, et t. XII, p. 130.
2. C.-à-d. vides (comme au vers 664). — Quant au « sang sacré », I c'est celui des victimes immolées. Cf. Virgile, E«. III, 66 sqq.
3. Le mot ohsique (au singulier pour l'élision à la coupe) désigne le sang répandu sur la tombe improvisée, peut-être la tombe elle-même.
4. Ailleurs Ronsard compare les mânes à des abeilles (t. X, p. 569, vers 120 et suiv.). Il trouvait des comparaisons analogues dans Virgile, Gi'oro'. IV, 471 sqq.; Eu. VI, 309 sqq. et 706 sqq. Homère avait simplement dit : l'âme envolée comme un songe voltige {Od. XI, 222) et: autour de l'ombre d'Hercule, les morts faisaient comme un bruit d'oiseaux fuyant de tous côtés {Ibid., 605). Cf.mon t. XII, pp. 156 et 138, notes.
Bien que voz corps (disoit Francus, aux âmes) Ne soient enclos soubs ces herbeuses lames ' En attendant un repos plus certain ^
696 Contentez vous de cest office vain,
Et fréquentez en longue patience Ces logis plains de nuict & de silence. Esprits malins, ne nous suivez jamais,
700 Ou soit en guerre, ou soit en temps de paix,
Et en dormant ' n'épouventez noz songes D'effroy, de peur, ny d'horribles mensonges. Qui au réveil rendent l'homme transi,
704 Et sans nous suivre arrestez-vous icy.
Disant ces mots, plein d'un soin qui le presse Seul sur la rive élongné de la presse. Se tourmentant d'un long soupir amer
708 Prioit ainsi la fille de la mer*.
Enten ma voix, Paphienne, Erycine,
Si tu naquis de Técume marine.
Ne souffre plus que tes flots maternels [75]
712 Me soient auteurs de tourments éternels :
Aime Venus >, mets en ta fantasie Le souvenir de ceste courtoisie