P D'un air espais emmentela leurs corps
807-09. P Quand à vingt pas du Palais arriva, De tous coster l'air espaix se creva Et leur figure aux yeux est revenue
1. Graphie phonétique, pour taon ; déjà vue t. XI, p. 119. L'idée du taon vient d'Apollonios, III, 275 sqq.
2. En Anjou, moucher se dit encore des vaches que les taons surexcitent. Cf. t. XI, p. 119.
Comme astres clers dévestus d'une nue '. Ce jour Francus à merveille estoit beau,
8i3 Son jeune corps sembloit un renouveau,
Lequel estend sa robe bien pourprée Dessus les fleurs d'une gemmeuse prée, La grâce estoit à l'entour de ses yeux,
8i6 De front, de taille, égal aux demi-dieux*.
Devant la porte en assez long espace.
Large, quarrée, estoit une grand'place, Où la jeunesse aux armes s'esbatoit,
8ao Piquoit chevaux, voltigeoir ou lutoit,
Courroit, sautoit, ou gardoit la barrière, Jusques au ciel en voloit la poussière >.
En ce pendant que d'œil prompt & ardant [79]
824 Francus alloit le palais regardant
Festes 4, festons, gillochis, & ovalles,
817-18. 7S-8J Devant la porte estoit un long espace D'une quarrée & spacieuse place
820-21. P L'un d'un pied viste ou couroit ou sautoit, Piquoit chevaux, ou gardoit la barrière | 7^ voltigeoit & lutoit, Ou defendoit le pas à la barrière | yS-Sj voltigeoit &'lutoit, Sautoit, couroit, defendoit la barrière
822. 7;-57 Haut dans le ciel en voloit la poussière | 8/ ajoute les huit vers que voici: Les prochains bords à leurs cris respondoienti Sur le portail d'un long ordre pendoient De ses ayeux les hardis tcsnioignages, Lances, plastrons, morions &: plumages, Butins gaignez des ennemis vaincus, Naufs, gallions & leurs esprons bécus. Et des citez les portes arrachées, A grands crochets dans le mur attachées