LIVRE II
Dicœ', vestu de dignitez roialles, Accompagné de deux cens jouvenceaux D'âge pareils, aux mentons damoiseaux, Au doux regard, d'une courtoise sorte Vint caresser Francus oultre la porte, Le bien-veignant, & d'un visage humain Le tient, l'embrasse, & luy serre la main. Près de ce Prince en robes solennelles, Estoit sa femme & ses filles pucelles, Q.ui, fil, aiguille, & ouvrages legiers, Avoient laissé pour voir les estrangiers : Comme un Avril estoient belles ces dames, En cent façons les amoureuses fiâmes, Qui de leurs yeux à passades sortoient,
Lo Peuples & Rois d'un regard surmontoient.
Tandis le Dieu qui petit se dérobe Finet trompeur se cacha soubs la robe De Francion, & décochant deux traits
I44 L'un plain d'amour, de grâces & d'atraits,
Qui doucement gagne la fantasie.
Et l'autre plain d'ardante jalousie,