LIVRE II
Qui n'a souc}' de charmes ny de sort
De toutes deux avoit l'ame eschaufFée,
Qui ja pendoit au haut de son trofée :
Elles bruloient à petit feu couvert
Comme une estoupe, ou comme un rameau verd
Qu'une artizane au point du jour allume ' :
Tout en un coup il entre-brule & fume
D'un feu caché qui luit obscurément :
Ainsi Amour, coulé secrètement
Dedans le cueur de ces dames blessées,
Les etouffoit de secrettes pensées :
Tantost leur joue en sautant rougissoit,
Palle tantost, tantost se blanchissoit,
Tantost tremblant' de taches estoit pleine,
Le seul miroir qui tesmoignoit leur peine ^.
A tant Francus entra dans le chasteau, [81]
Son javelot posa contre un râteau Le long du mur à costé de l'entrée,
866. P Leur liberté remportant pour trophée | 7;' Qui ja pendoit captive à son trofée | yS-Sy Et de leurs cueurs avoit fait son trofée 869. P Q'une nourrisse {sic)