C.-à-d. des vases
Ronsard, XVI. — ii. 13
i^Ù LA FRANCIADE
Mon seul tbresor, j'ay une chere fille' Qui de beauté ne fait place à Venus,
372 De qui les ans accomplis sont venus
Qu'elle doit estre en fleur d'âge menée
Dessous la loy du nopcier Hymenée.
S'elle te plaist, nous joindrons en sa main [119]
376 La tienne, afin que des le lendemain
Tu sois espoux d'une si chaste fille, Et de vous deux s'esleve une famille Grande en.honneurs, de caste terre Rois
380 D'où tes Ayeux sont yssus autrefois :
Car si on croit à nostre vieille annalle, Crète de Teucre est la terre natalle ^. Ainsi Dicée en le tentant luy dit,
384 Quand Francion luy contre-respondit.
Prince Cretois, qui à bon droit te vantes Estre sorty de ces vieux Corybantes Qui soubs le glaive 'et la loy qu'ils tenoient
388 D'heureuse paix leurs peuples maintenoient :
369-70. 7^ Entre mes biens le plus grand que je vante Mon cher trésor, j'ay une chere infante | yS-Sy Entre les biens que fortune labile M'a concédez, j"ay une chere fille