‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 250 sur 425 · LIVRE m · texte numérisé non relu

LIVRE m

548 Ny au maintien, aux grâces ny bcautez

Du jouvenceau Francion, ny à celles Qui donnoient lustre aux royalles pucelles. Comme trois lis à l'envy florissoient,

552 En leurs regards les traits d'amour croissoient,

Et sur leur front au vif estoient descrites Venus, Pithon, et toutes les Charités'.

Ce Francion avoit un beau menton

$$6 Crespu de soye, et pareil au coton

Prime et douillet, dont le fruitier Autonne La peau des coings blondement environne : Sa taille estoit d'un prince généreux 2,

560 Grande, héroïque, et pareille à ces preux

Jason, Thezée, et à ceux qui semée Ont en tous lieux leur vive renommée : Sa large espaule, et sa grève, et sa main 3,

J64 Et le relief honneste de son sein

Estoient si beaux, si bien faits de nature, Qu'on ne pourroit les tracer en peinture. De ces deux sœurs, par un art nompareil

568 Les beaux cheveux surmontoient le Soleil,

548-49, 7 j Ni au maintien, au port ni aux beautez (7 j'' aux grâces ny bçautez) Du jouvenceau, ni aux grâces si belles

551-52. 7^' Comme deux lis à l'envy florissoient, De leurs regards les amoureaux croissoient | y^^ En leurs sourcis mille traits ell'avoient, Mille amoureaux de leur sein s'encouvoient

5 54. 7j'' Le Jeu, Venus & toutes les Charités

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