‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 261 sur 425 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Melancholique et triste de pensées :

Les uns portoient des torches renversées,

Autres chantoient les faits du demi Dieu.

Mais aussi tost qu'ils arrivent au lieu Où il failloit que la flame soudaine Le devorast : une tristesse humaine, Un long soupir entre-baigné de pleurs, Un triste cry, présage des malheurs, Venant d'une ame en longs soupirs attaincte Dedans le ciel envoya sa complainte.

Dessus couché au plus haut du sommet De ceste pile, en larmoyant on met Le corps tout froid, office pitoyable.

Tout ce qu'il eut en sa vie agréable Y fut jette, autant qu'en permetoit Le bien troyen que l'exil agitoit.

Francus qui tient une torche fumeuse Boute le feu : la flammèche gommeuse D'un pié tortu rampant à petit saut 736 En se suivant s'envole jusqu'au haut :

Le bois craqueté, et la pile alumée Tomba soubs elle en cendres consommée, Le vent souflant du soir jusqu'au matin. [132]

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