LIVRE III
En le disant il me seroit contraire :
Pour un soupson ne voudroit un discord Contre celuy qui l'a sauvé de mort.
Je souffre trop sans donner connoissance De mon travail ' : la seule patience » Est le remède : un feu souventefois » Meurt de son gré quand il n'a plus de bois : Pensers et pleurs aprestent la matière A mon brazier : Il faut que toute entière En liberté je me redonne à moy :
Un amoureux sur luy n'a point de loy ! Plus fil à fil ses liens il desserre, Et plus Amour à la chesne l'enferré.
A tous venans dirai-je mon malheur ?
Dire son mal allège la douleur^. .
Non : ny mon sang, mon honneur, ny ma race Ne veulent point que fable je me face, Et que chacun d'un cueur dissimulant [H5]
Flate mon mal, et puis en s'en allant Me deshonore, et tanssant sa famille Par mon malheur face sage sa fille '.
Doncq que feray-je ? iray-je en autre part Comme banye ? Amour qui tient le dard Dedans mon cœur en si profonde playe Ne permet poinct qu'autre pays j'essaye :
1042. y ^-Sy graphie ].i chaîne 10/^. 7 j-i?7 guillemets 1049. 7^-8j graphie tançant 1051-58. Sj supprime ces huit vers