‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 311 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Quand les jumens au temple l'ont rendue, Soudain à bas du char est descendue, Osta leur bride : elles non guiere loing

196 En hanissant vont paistre le saint-foin, .

Le thin, le trèfle : et de manger fâchées ' Se sont sur l'herbe au frais de l'eau couchées. Le temple estoit d'un taillis couronné,

200 Et le taillis de prêts environné,

Où l'amoureuse après le sacrifice Qu'elle devoit, controuve une malice, Ce fut s'asseoir, et faire d'un grand tour

204 Comme elle asseoir ses filles à l'entour.

Il n'est pas temps, cher troupeau que j'honore. De retourner à la maison encore, Sur l'herbe tendre il vaut mieux séjourner, [169]

208 Au frais du jour nous pourrons retourner,

Chanton, danson, que chacune commence.

Et la première à l'ouvrage s'avance.

Mais ny les fleurs, ny autres passetemps

212 Ne luy plaisoient : ses beaux yeux inconstans *

194. yS-Sj du coche est descendue 196. 84-8/ graphie SA\n-(oin j 197. S4 Et trèfle &: thym | Sj Trèfles & thym

I 199-200. 78-84 Le temple estoit d'un bois environné (84 d'un bocage

entourné), De tous costez d'un beau pré couronné | Sy, avec addition de quatre vers : Le temple estoit au milieu d'un taillis, Dont les cheveux par le fer assaillis N'estoient tombez comme chose sacrée, Entourné d'eaux d'une prochaine prée, Riche de fleurs que la faulx ne tranchoit, Ny le bestail de sa dent ne touchoit

Page 1