LIVRE IV
Du Delien eschaufe ta poitrine ' :
Prophète ensemble et ensemble qui peux Tirer d'enfer les espris quand tu veux^.
Je batiray pour telle recompense Meint temple fait de royalle despense En ton honneur, et si je puis jamais Aborder Seine, icy je te promets Par ton Hécate et par ses triples testes ', Que tous les ans en solennelles festcs A jours certains je te feray des jeux, [^75]
Oïl sur la lyre à jamais noz neveux Par vers chantez diront ta renommée Et s'il te plaist espouse estre nommée D'un fugitif, je te donne la foy De n'espouser autre femme que toy.
Tu me diras, douteuse d'espérance, Qu'un estranger erre sans assurance, Et que la voile au premier vent qui vient L'emporte ensemble et sa foy^, qui ne tient Ny jurement ny convenance aucune.
Et que tout fuit au vouloir de Neptune : Je le scay bien, mais las ! je ne suis tel : Tesmoing en soit le soleil immortel Qui de ses yeux toute chose regarde,
557-68. J^-Sj suppriment ces dou^e vers \ yS-Sj suppriment en outre les quatre précédents