I. Encore un souvenir d'Apollonios, III, 1014 sq
Sorton d'icy afin de te monstrer
5^2 Où les espris te viendront rencontrer :
Levé les yeux et regarde à main dextre, Voy ce valon tout désert et champestrc, Là tu viendras après trois jours au soir,
5î6 Quand le Soleil en l'eau se laisse choir : ,
Je m'en iray par mons et par valées Trois jours entiers, par forests reculées, Rives, rochers, et du peuple bien loing
540 D'un courbe airain seule j'auray le soing
Couper à jeun les herbes et les plantes. Et d'invoquer les Deitez puissantes Platon, Cerbère, Hécate et tous. les Dieux [^^i]
544 Q.ui sont seigneurs des manoirs stygieux.
Trois jours finis, tirant à la vesprée. Dans le valon en la place monstrée, J'apparoistray : sois diligent et caut
548 A préparer de ta part ce qu'il faut.
Premièrement arreste en ta mémoire De ne venir sans meinte brebis noire Qiii soit stérile : ameine à noire peau
552 Vaches, et porcs, les plus grans du troupeau.
Ta robe soit de couleur noire et veuve : Lave ton corps dans le courant d'un fleuve Par trois matins, et trois fois en priant
556 Et l'Occident regarde et l'Orient.
De masle encens et de soufre qui fume
5 58-42. "jS-S- Par les forests, par les eaux reculées Trois jours entiers loin du regard humain Coupper à jeun d'une serpe d'airain Herbes & fleurs, bois, racines & plantes, Puis invoquant les Deitez puissantes (ce dernier vers exige une simple virgule, au lieu du point, après le vers ^44, prolongeant la phrase jusqu'après le rejet J'apparoistraj')